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samedi, 25 janvier 2014

Le camp tale.

Oui Mab, ce titre est pour toi.
Rien que pour vos yeux…
Et n’a qu’un rapport lointain avec ce qui suit.

Ce matin, Heure-Bleue attaque au saut du lit :
- Alors, tu as quelque chose à écrire aujourd’hui, Minou ?
- Non, rien…
Nos dernières pérégrinations n’ont pas engendré de réactions palpitantes.
Oh si ! Peut-être.
Le rire de la blogueuse qu’on aime quand, à la cafeteria du BHV, Heure-Bleue lui a raconté comment elle m’avait réveillé d’un magistral aller-retour sous le prétexte futile d’un « coup de canif » qu’elle avait rêvé.
Mais à part ça, lectrices chéries, rien du tout.
Ce matin, donc, Heure-Bleue insiste :
- Raconte un souvenir !
- Jusqu’à présent, ça ne m’a pas tellement porté chance…
- Mais non, Minou, pas « un comme ça » !
Le problème, c’est qu’à part les souvenirs de boulot qui n’intéressent personne, les souvenirs conjugaux qu’on garde pour soi, je n’ai justement comme souvenirs que « des comme ça ».
Souvenirs qu’Heure-Bleue me prie instamment de garder pour moi…
L’actualité, du moins celle qu’on consent à nous divulguer, est d’une inanité lamentable, il n'y a rien à en tirer.
On se croirait dans le monde d’il y a six cents ans, l’honneur de la Première Petite Copine se trouvant apparemment entre ses jambes est bafoué par le voyage du présidentiel membre entre celles de la probable Deuxième Petite Copine.
Comment voulez-vous écrire quoi que ce soit capable de retenir l’attention avec des choses aussi minables ?
Je vous parlerais bien de moi mais ça n’intéresse que moi.
Je ne dirai donc rien.
Déjà ce matin, en passant par la salle de bains, comme tous les matins je suis désolé par le type que je croise en regardant le miroir.
Chaque fois je suis déçu.
Je croise un sexagénaire alors que je rêve de croiser un « sexygénaire ».
Pas bien tentant, le mec, faut avouer.
Alors, lectrices chéries, j’ai besoin de vous.
Noyez moi sous les compliments.
Si vous êtes gentilles.
Très gentilles.
Très très très gentilles.
Mais vraiment hyper gentilles, lectrices chéries, je vous raconterai une histoire.
Et maintenant, car je ne sais pas si vous êtes plus curieuses que gentilles ou l'inverse, je suis bien obligé de cogiter à cette fichue histoire...