Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 27 mars 2014

No heat ! No sun ! No… vember ?

Oui, lectrices chéries, j’en ai assez !
Le retour de l’hiver me tue le moral. Encore un coup des Russes, après l’Ukraine ils vont payer en gaz de chauffage ce que le Qatar nous a laissé j'en
suis sûr …
Pour me réchauffer j’ai accompagné chez le médecin une Heure-Bleue qui s’était décoré un œil d’une conjonctivite du plus bel effet.
Au retour, le sort a voulu que nous fussions séparés dans le bus. J’ai trouvé une place à côté d’une dame. Quand le bus a traversé le boulevard de Sébastopol elle m’a demandé :
- Ou sommes nous ?
- Nous arrivons à Etienne Marcel.
- Je ne prends pas ce bus, d’habitude…
- Après c’est la place des Victoires.
- Ah ! Ça je connais ! J’ai travaillé place des Victoires quand j’étais jeune…
Je n’ai pu me retenir.
- Mais c’était hier alors ! Ai-je badiné.
- C’était place des Victoires, chez Cacharel, jusqu’en 1978. De 1967 à 1978…
- Ah, oui, je me rappelle les longues jupes « gitanes », ai-je soupiré.
- Oh oui, j’étais jeune et mince à cette époque a-t-elle soupiré à son tour.
- C’est bien ce que je disais, c’était hier…
Elle a eu la gentillesse de me sourire.
J’ai vu un mouvement, du côté où je vois, Heure-Bleue est venue s’asseoir de l’autre côté de l’allée centrale à ma hauteur.
- Minou ?
- Oui ?
- Tu n’as même pas vu que j’étais arrivée de l’autre côté.
- Si, si, c’est le côté où je vois.
Peut-être deux arrêts plus loin, les deux sièges derrière moi se sont libérés.
Heure-Bleue s’est précipitée, m’a dit « viens à côté de moi. »
La dame avec qui je parlais est descendue, nous a dit « au revoir ».
Dès que le bus a redémarré, Heure-Bleue s’est tournée vers moi « Mais ce n’est pas possible ! On ne peut pas te laisser sans te retrouver en train de parler avec une femme ! »
Elle s’est abstenue du « Tu ne changeras jamais » pourtant de rigueur.
Ça m’aurait pourtant bien plu de ne pas changer.
Nos conceptions divergent sur le type de changement, j’en ai peur…