Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 18 avril 2014

Traitement des os usés…

o-alquimista.jpg


J’ai bien peur de froisser Ludovic mais tant pis. J’ose…
Garcia-Marquez vient de mourir.
Ça m’embête.
D’abord parce que je ne voulais pas de mal à l’auteur de  « L’incroyable et triste histoire de la candide Erendira et de sa grand’mère diabolique ».
Ensuite parce que si j’ai la peau aussi dure que lui, ça ne me laisse qu’une vingtaine d’années avant d’aller me retrouver avec des fleurs sur le ventre.
Si on n’oublie pas d’en mettre.
Et je connais ma famille, nous ne sommes pas des amateurs de nécropoles…
Or donc, je viens d’entendre l’homélie médiatique rendue en l’honneur de feu Garcia-Marquez.
Qu’il ait été un grand littérateur ne fait pas de doute, du moins pour ceux qui, comme moi, apprécient la luxuriance, la verve et la grandiloquence latines .
On peut même être sûr qu’il n’a pas acheté son prix Nobel de littérature.
Là où j’ai un doute, c’est quand la radio m’annonce, avec le manque de jugeote qui la caractérise dans ses raccourcis en matière de culture, que Garcia-Marquez a enfin amené des auteurs sud-américains à la connaissance du public.
C’est donc malheureusement grâce à ce prix Nobel de littérature qu’on a pu entendre dans les salons et les librairies, des dithyrambes enflammés en l’honneur de Paulo Coelho.
Qui n’a jamais entendu des évaporées s’esbaudir en interminables « Oooohhh… Mais c’est un vé-ri-ta-ble-bi-jou ! » ne sait pas ce qu’on peut ressentir face à l’admiration de ce Marc Lévy sud-américain…
Que celui qui a lu l’Alchimiste sans un rire désespéré  me jette le premier encrier à la figure !