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mardi, 20 mai 2014

La traversée de Paris.

Je vous ai déjà parlé de la blogueuse qu’on aime ?
Enfin, l’une d’entre elles ?
Oui, Heure-Bleue et votre Goût adoré, aimons beaucoup.
C’est notre truc, ça, aimer, ça nous occupe.
Eh bien, hier, nous sommes allés à Paris… Oui, je sais, lectrices chéries, encore…
Hier donc, nous avions rendez-vous à Paris avec cette blogueuse qu’on aime d’autant plus qu’elle n’habite pas à Bourganeuf.
Vous ne connaissez pas Bourganeuf, lectrices chéries ? C’est en plein milieu de la Creuse. Bref, notre blogueuse eût habité là-bas, nous ne l’eussions point aimée. Surtout avec les tarif éhontés pratiqués par la SNCF.
Nous étions donc, Heure-Bleue et moi, partis pleins d’allant pour Paris. Nous avions frimé un peu, genre « on se la fait culturelle », en parlant de l’expo Fragonard et Watteau au musée Jacquemart-André. Arrivés à la gare Saint Lazare, puis montés dans le bus qui nous mena au Petit-Pont, il faisait si beau que la température croissante a fait évaporer nos envies de culture.
Nous avons donc rejoint notre blogueuse, avons constaté benoîtement que nous l’aimions toujours et du coup nous nous sommes jetés avec voracité sur… Les petits choux à la crème d’Odette. Délicieuse jeune femme parlant au bas mot quatre-vingt-six langues et servant ses petits choux avec célérité.
Je me demande si elle n’est pas payée à la guelte…
Nous avons ensuite emprunté le quai de Montebello, l’air était rafraîchi par la Seine proche, j’ai traîné Heure-Bleue et notre comparse dans l’entrée d’un immeuble que je connais depuis bien plus longtemps qu’Heure-Bleue, oui, c’est celui de la photo, quand je vous dis que Paris recèle plein de merveilles.

maison_tournelle.JPG
Faut cliquer pour voir mieux

Après une longue conversation avec une boutiquière du quai de la Tournelle car, je ne sais pour quelle obscure raison où il était question de rappeler à Heure-Bleue comment on disait « le sel » et « l’ange » en hébreu, ça a dérivé sur le monothéisme et la laïcité.
La boutiquière est une Berbère charmante et cultivée aussi la conversation traîna en longueur. Pressée par l’heure, la blogueuse qu’on aime nous a abandonnés pour cause d’engagement ailleurs.
Nous sommes alors repartis vers un boulevard Saint Germain étonnamment calme, à la recherche d’un café. J’ai offert à Heure-Bleue un petit bouquet de roses qui sentaient la rose et pas le pétrole et nous nous sommes arrêtés à la terrasse d’un café.
Nous avons commandé un café, histoire de préparer le prochain « arrêt pipi ».
Un moment, alors que nous papotions, une odeur rare maintenant à frappé mes narines, celle de « l’Amsterdamer ».
J’ai dit à Heure-Bleue « c’est étrange, on dirait qu’on fume la pipe. »
- C’est derrière toi, ça sent bon, hein ? J’aime bien…
Je me suis retourné et j’ai vu la version casher de George Sand, en plus vieux mais tirant avec application sur son brûle-gueule. Une copie de Denise Epstein.
Nous sommes repartis vers Saint Lazare, passant par le pont de l’Archevêché, alourdi par des tas de cadenas qui lui donnent le look doré des chefs d’œuvre de l’art pied-noir.

archevêché.JPG
là aussi


Oui, c’est bien de là qu’on a cette vue de Notre-Dame qu’on trouve sur les cartes postales.
La preuve :

notre_dame.JPG
Et puis là aussi


Puis nous avons décidé de prendre le pont d’Arcole et donc pris le Quai aux Fleurs.
Jankélévitch y a habité et la plaque démontre avec quel brio un philosophe peut vous balancer des évidences à la figure.

quai_aux_fleurs.JPG
Et encore là


Puis nous avons continué et sommes passés devant la maison d’Héloïse et Abélard.

Héloïse_&_Abélard.JPG
Ainsi qu'ici.


« Qui fut châtré et puis moine » me récita Heure-Bleue à ce moment et me rappela que nous nous étions disputés sur ce quai un hiver il y a bien quarante ans.
Ce qui a donné à cette histoire de castration un parfum inquiétant.
Nous sommes arrivés à la maison d’humeur joyeuse.
On a même dit du mal de je ne sais plus qui, c’est dire…
Alors, lectrices chéries, je vous le dis, si vous voulez, je donne pour pas cher des cours de délayage pour faire des notes vides et sans intérêt mais longues…
A part ça, reconnaissez que Paris, c'est quand même beau, non ?