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mardi, 19 août 2014

Tant qu'on n'a pas tout döner, on n'a rien döner. Signé J.C.

Il semblerait que certaines de mes lectrices chéries ne sachent pas ce qu’est un « döner ».
Ça pourrait évidemment commencer comme ça :

doener.jpg

Bon, selon mes maigres rudiments de la langue de Goethe, ça donne à peu près ça mais les germanophones corrigeront mes erreurs :
« Suffit d’assaisonner plus, comme ça on ne sent pas le goût de vieux… »

Mais ne vous affolez pas, lectrices chéries, ce n’est pas courant. Le Turc est souvent de solide constitution. Ça ne le met pas forcément à l’abri d’une gastro mais ça incite le mastroquet à la prudence.
On ne sait jamais, n’est-ce pas, ce qui sort des chantiers ou ateliers alentour.
Tenter de fourguer du döner pas frais à un Kurde fort comme un Turc est risqué.
Surtout s’il a le caractère ombrageux du peshmerga exilé, population courante dans cette partie du Xème à la frontière du IXème…
En réalité, lectrices chéries, le vrai döner ressemble à ça. 

doner-kebab.jpg

Et dites vous que ce que vous connaissez sous le nom de « kebab » n’est qu’une mauvaise copie du döner, ce sandwich qui a permis de préserver une paix, fraîche, certes mais durable, en Allemagne, entre le Mamelouk et le Reître.
Et je ne le prends jamais avec les frites.
Juste piquant.
Un peu de tomate pour le goût.
Un peu d’oignon pour l’haleine.