lundi, 29 septembre 2014
L’essoufflé est soufflé par ses soufflets pas par ses soufflés.
Quand nous sommes allés au musée Rodin, samedi, parmi les choses qui m’ont semblé belles, il y eut cette main aimée.
Comme vous le voyez, Heure-Bleue est très attachée à l’argent, son poignet en est la preuve.
La diaphanéité de sa peau m’a frappé une fois encore au point que j'ai portraituré sa main sur l’instant de son apparition dans la lumière d’automne.
Ce matin, l’esprit vide, je n’ai rien trouvé de digne d’être soumis à votre jugement, lectrices chéries.
Puis, en mettant un peu d’ordre dans tout ce qui s’entasse sur mon écran, je suis tombé sur cette photo prise samedi après-midi.
Et ce qui a aussitôt affleuré à la surface de ma mémoire, remontant du fond d’icelle, c’est ce dont fut capable en pleine nuit cette main.
J’ai ainsi le souvenir d’une gifle magistrale, administrée avec une sûreté de geste étonnante de la part d’une belle endormie qui ne sortait pas d’un bouquin de Kawabata.
A y repenser, si je trouve la peau de cette main si douce, c’est sans doute que j’oublie chaque fois qu’une main, c’est comme la langue d’Ésope.
La meilleure et la pire des choses…
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