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vendredi, 03 octobre 2014

Le lendemain elle était somnolente…

J’étais ce matin en train de « feuilleter » d’une souris distraite la revue d’informatique  à laquelle je suis abonné.
Cette revue parle ordinairement de trouvailles en matière de technologie, parfois de logiciel et me conforte régulièrement dans mon opinion que les gens qui écrivent dans ces revues sont vraiment des journalistes.
La meilleure preuve en est qu’ils connaissent aussi mal leur sujet que la grammaire.
Cette petite pique a uniquement pour but de faire bondir de rage Liwimy que je n’ai pas lue ni vue depuis longtemps.
Exceptionnellement cependant, ce matin un article traitait du temps perdu à se conformer aux exigences de la « Commission générale de terminologie et de néologie ».
Oui, on a un truc comme ça chez nous.
Ça servait initialement à la compréhension des termes anglo-américains.
Ces termes, souvent peu intelligibles pour l'homme de la rue, l’étaient uniquement pour les gens de l’informatique.
D’expérience je peux vous affirmer que même là, ce n’était pas toujours le cas…

Cela dit, depuis une quarantaine d'années,  cette « Commission générale de terminologie et de néologie » a pondu un tas de traductions inutiles.
Et même curieuses quand elles ne sont pas comiques.
J’avais vu arriver, au début d’une vie épuisante d’ingénieur, le terme « logiciel ».      il tentait vainement de remplacer celui de « software », qui s’est transformé tout seul en « soft ». « Logiciel » c’est bon pour la documentation et le manuel d'utilisation. Depuis que tout un chacun semble, grâce à la magie du « smartphone »,  être devenu un expert de la « high tech », « soft » est devenu « une appli ». Abréviation de l’anglais et - du français- « application » ce qui a échappé à quasiment tout le monde.
« Logiciel » m’avait semblé logique à l’époque, quoique je lui préférasse « joli ciel » plus conforme à mon tempérament de glandeur.
Il fut hélas suivi peu après d’un décret qui stipula que « to debug » deviendrait « déboguer » alors qu'en français ça se traduit bêtement par « déverminer » qui signifie clairement « supprimer les défauts de jeunesse d’un logiciel ou d’un matériel ».
Il y a quelque trente ans, la commission atteignit un sommet.
Ou toucha le fond, c’est selon.
On admit désormais le verbe « implémenter » comme si la langue avait besoin de créer un nouveau verbe, comme si un nouveau concept était né.
Ces couillons auraient pris la peine de feuilleter un dictionnaire, ils auraient appris que « to implement » se traduit tout bêtement « mettre en œuvre ».
Je me demande quand sera décidé que « joueur » doit devenir « playeur », il y a déjà si longtemps qu’à la télé « battle » remplace « bataille », hein...
D’après Heure-Bleue, cette note est ennuyeuse au possible.
Lectrices chéries, s’il vous plaît, je le subodorais mais n’allez pas abonder dans le sens de la lumière de mes jours. Je me suis creusé une cervelle déjà trouée pour écrire quelque chose.
Alors, hein…