samedi, 25 octobre 2014
Quoi ? tandis que Néron s'abandonne au sommeil, Faut−il que vous veniez attendre son réveil ?
« Je répondrai, Madame, avec la liberté
D'un soldat qui sait mal farder la vérité. »
Ouaip ! Je vais faire ça. Faut pas croire que seul Racine sait faire !
Je vous avais déjà parlé de la répugnance d’Heure-Bleue à voir son sommeil troublé.
Si, si, lectrices chéries, c’était là.
Dans cette historiette, d’autres l’avaient sortie des bras de Morphée.
Cette nuit, j’ai par inadvertance commis le même crime.
Le « sommeillicide involontaire ayant entraîné le réveil sans intention de le causer » comme dit le code pénible.
Cette nuit, donc, le restant d’éponges déchiré par une quinte de toux épouvantable, votre Goût préféré a été réveillé en sursaut.
Par la toux ?
Que nenni !
J’ai été réveillé par une Heure-Bleue vengeresse qui me jette à la figure :
- Tu as le rhume mal élevé ! Le rhume de la rue !
Et votre Goût ensommeillé :
- Hmmm ?
- Oui ! Déjà tu parles en dormant, en plus tu as le rhume… Le rhume plébéien !
Pour le coup, ça m’a réveillé complètement. Il était 3 H 12 exactement.
Plébéien ! Moi !
- Ah oui ? Parce que toi, qui as le nez bouché, as le ronflement patricien peut-être ?
On s’est un peu chamaillé.
Là où ça a failli dégénérer, c’est que j’ai toujours froid et elle toujours chaud.
Alors je veux mettre les bras sous la couette.
Sous la couette il y a Heure-Bleue.
Elle me prend les mains et veut les mettre au dessus de la couette.
Comme si… Des fois que… Par hasard…
Ça finit par faire des histoires.
Mais ça finit par s’arranger.
On s’endort…
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