jeudi, 06 novembre 2014
Hier, j’ai acheté Télérama…
Et on a bu un café avec Bérangère. Qui va bien.
Heure-Bleue et elle se sont lancées dans la relation de souvenirs.
J’ai entendu parler de l’anniversaire des trente ans de la lumière de mes jours.
Il y a des jours, comme ça…
Comme je n’avais pas envie de me chamailler, je me suis contenté d’aller lire la note d’Heure-Bleue et les commentaires qu’elle avait soulevés.
J’en ai retiré rapidement l’impression que le principal obstacle à la communication reste le langage…
Une note qui, en réalité et en français de tous les jours, aurait pu se résumer à « je la préviens qu’elle risque des ennuis à faire ça et cette conne me traite de bobo socialo et me reproche de lire Télérama » a attiré les réflexions comme un scooter attire le zyva.
J’ai même été jaloux ! Oui, mes notes n’attirent généralement que peu de commentaires.
Bon, il est vrai qu’avec votre serviteur préféré, la maîtrise du sujet, la finesse de l’écriture, la pertinence des remarques et l’impertinence du propos ne peuvent guère que laisser muettes et admiratives mes lectrices chéries et maintenir à l’écart l’imprudent contradicteur…
Il a été reproché à la lumière de mes jours de mépriser ceux qui ne vont pas dans les musées et ont fait d’autres choix.
En survolant la note et ces commentaires, je m’aperçois que ceux qui lisent ne prêtent pas suffisamment attention à ce qui est écrit.
Un peu comme ceux qui n’écoutent pas parce que ça les empêche de parler, eux, vous voyez ?
Si j’admets quant à moi qu’on puisse faire d’autres choix qu’aller au musée et lire, j’avoue que me reprocher d’y aller et de consacrer plus de temps la lecture qu’à regarder J.P.Pernaut m’assoit.
Me faire traiter de « bobo socialo » parce que je préfère Flaubert à Mireille Mathieu… Franchement…
Sans parler de celle qui a laissé entendre ailleurs que je « tenais Heure-Bleue sous ma coupe ». C’est à ce genre de remarque qu’on sait qu’elle n’a jamais essayé d’attraper un chat sauvage à mains nues…
La lecture des commentaires se révéla finalement fort drôle.
Le truc est « parti en vrille » comme disent les djeuns.
Il en ressortait qu’Heure-Bleue méprisait l’artisan qui apparemment ne savait pas lire, le paysan n’était pas digne de l’attention du Parisien, etc.
Celles qui se revendiquaient « bobo » prenaient les autres pour des réacs.
Celles qui se revendiquaient « pas bobo » prenaient les autres pour des cons méprisants.
Bref, une saine ambiance de guerre civile régnait…
Alors qu’en prêtant un peu attention à ce qui était écrit, ça n’aurait dû donner lieu qu’à quelques hochements de tête.
J’ai été heureux que les auteurs de ces commentaires n’aient pas fait de la diplomatie leur métier.
On serait en guerre avec la moitié du monde et fâché avec l’autre moitié…
08:54 | Commentaires (13)

