lundi, 10 novembre 2014
Défonce passive.
Je me mets au coal pour vos beaux yeux.
Ouais… Je sais…
J’aime Mab.
Non, je mens.
J’aaa-doooo-re Mab !!!
Et pourquoi ça ?
La culture, lectrices chéries, la culture !
Mais non, pas celle de son jardin dont elle nous entretient longuement tout au long de l’année.
Jardin qui me fait craindre chaque fois qu’elle n’arrive trop tard chez le pharmacien pour sauver un doigt salement entaillé par son sécateur.
Non, pas cette culture là sorte d’agriculture à minuscule échelle.
Un genre d’« agriculture jouet » car Mab n’est pas très grande.
Non. L’autre culture, la Culture, « die Kultur ».
Les notes de Mab, mine de rien, plutôt mine de peu, me font, les jours où le climat s’y prête, penser aux films qu’on voit en fin de soirée sur Arte.
Mais si, ces films, que je dirais un peu « évanescents », où l’on regarde un arbre pousser sans trop savoir où ça va nous mener.
De ces films japonais en VO, sous-titrés en hébreu.. Le gosse dont on voit à peine remuer les lèvres sans que du téléviseur ne sorte d’autres sons que ceux du vent et du commentaire en voix-off en polonais.
Ces films dont le sens nous échappe au premier abord et dont, « au deuxième rabord » on pense qu’on n’y a rien compris.
Arrive évidemment le moment où on s’aperçoit qu’il n’y avait rien à comprendre.
Juste à lire et regarder.
Comme la visite d’une expo dans un de ces recoins de l’art qui nous est étranger.
Un peu comme Duchamp, vous voyez ?
Sauf que là, il s’agit d’un lave-vaisselle…
09:43 | Commentaires (9)

