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lundi, 24 novembre 2014

Avec le temps, va, tout s'en va...

Lectrices chéries, je vous trouve bien pressées.
Oui, vous, Praline et Emilia-Celina !
Surtout toi Emilia-Celina !
Des souvenirs comme ça, bons ou mauvais, ça se goûte.
Comme un mets délicieux.
Voyons ! Toi, une fille ! Imagines-tu un instant, surtout depuis que tu me lis, que je vais écrire un truc du genre « Elle me bottait, j’ai mis un peu de formes mais j’ai réussi à lui retirer ses sous-vêtements et hop ! Emballé c’est pesé ! »
Tu penses vraiment que je peux écrire ça ?
En plus, je dois modérer ma tendance à la rêverie et à la douceur, Mab a vite fait de trouver que je me noie dans la guimauve.
Elle et toi, Emilia-Celina, franchement, des fois…
Pourtant je me rappelle tes notes, Emilia-Celina, celles où tu nous parlais de tes dix-neuf ans et d'un Robert qui te transportait.
Sur le cadre de son vélo...
Et toi, Mab, tu crois que je ne me souviens pas des photos de ton mariage avec un Maky qui te mate comme un gâteau ?
Si Pomponette était encore de ce monde, je lui montrerais la photo.
Elle verrait bien, elle, ce qui s'était passé. Rien qu'à te regarder.
Vous devriez pourtant savoir que les choses arrivent, ou pas, à leur rythme.
Et que c’est aussi bien.
C’est un cadeau du ciel, des aventures comme ça.
C’est Noël tous les jours.
On prend autant de plaisir à attendre puis déballer son cadeau qu’à jouer avec.
Même s’il y a l’impatience.
Et elle est là, bien réelle... Mais si pleine de rêves et d'attente...