dimanche, 23 novembre 2014
Les claires, ça va toujours avec le coup de foudre.
De rien Mab.
J’entends d’ici certaines de mes lectrices chéries pester.
« Oui… Toujours la même chose, encore une nana à la peau et aux yeux clairs, pas varié le Goût ! »
Je vais vous dire, autant que vous le sachiez, sauf une fois et ça ne m’a ni enchanté ni fait rêver à plus, je n’ai jamais attiré pas plus que je n’ai vraiment été attiré par les femmes à la carnation et la chevelures brunes.
Et puis, chaque fois que j’avais tenté la chose, il n’y avait jamais eul’étincelle.
Celle qui fait déborder le vase
Pour les yeux, j’avais mon compte d’yeux bruns depuis ma naissance, alors…
Pour tout vous dire, enfin presque, même si j’étais sévèrement tenaillé par des rêves pleins de jeux inavouables en public, je n’étais pas le genre à « sauter sur tout ce qui bouge ».
Surtout que le « tout ce qui bouge » des sixties était quand même méfiant et prudent. D’autant plus prudent que Mr Neuwirth n’avait pas encore réussi à convaincre une assemblée de vieux machins qui se vengeaient de l’extinction de leur flamme en tentant d’étouffer celle des générations suivantes.
C’est comme ça. Donc pour éviter les déconvenues trop fréquentes, autant admettre rapidement qu’à défaut d’être fidèle à une femme ou un homme, on est fidèle à type de femme ou d’homme.
Heure-Bleue elle-même n’y échappe pas qu’il m’aurait quasiment fallu enchaîner pendant notre séjour sur une Terre Promise pleine à ras bord de mecs mats à la chevelure aile de corbeau. Le genre de mecs qui la fait fantasmer…
« Beaux comme des soleils ! » dit-elle encore à l'instant où je lui lis ce que je vous écris.
Je vais vous donner aussi un autre renseignement : Je raconte cette histoire avec l’accord d’Heure-Bleue.
Vous verrez bien pourquoi quand elle prendra fin…
Elle ne dura pas très longtemps.
Quelques semaines de vacances suffirent.
Mais elles furent intéressantes.
Elle me permirent de découvrir un coin de Paris que je ne connaissais pas du tout.
Ça me permit aussi de constater que je n’aimais pas vraiment ce coin que j’ai trouvé assez ennuyeux.
Je ne sais pas à quoi c’est dû mais il me fait l’effet du XIème ou de certains coins du XXème.
Il n’a rien de particulièrement laid mais je lui trouve un côté triste qui déteint sur toutes les rues, même les immeubles.
Peut-être parce que ces endroits du sud et de l’est parisiens ne jouissent pas de la lumière si particulière qui baigne les arrondissements tels le IXème, le XVIIIème et le XVIIème.
Ces coins qui ont de tout temps attiré les peintres et que j’ai eu la chance d’habiter ou de fréquenter longtemps.
Ces coins qui font que Paris, contrairement à ce que peuvent prétendre les habitants d’autres villes européennes, est la plus belle ville du monde.
Ouais, même Venise !
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