mercredi, 24 décembre 2014
T’as d’beaux vieux, tu sais…
Je constate chaque jour que me raser améliore mon moral.
Ça me fait la peau des joues aussi douce que celle de P’Tite Sœur.
Oui lectrices chéries, c’est comme ça.
Même si, avant le rasage, je regarde avec circonspection le type mal peigné qui me fait face dans le miroir.
Après le rasage je me demande où est passé l’Apollon qui occupe normalement ma place devant le lavabo.
Ce matin, ma toilette faite, je cherche sur le séchoir. Pas un caleçon…
Je sors de la salle de bains, vêtu de ma seule innocence, un peu comme quand ma mère m’a fait.
En moins innocent...
Heure-Bleue, que j’aurais espéré plus admirative tout de même, me jette « Eh ! Qu’est-ce que tu fais là tout nu ? Tu es devant la fenêtre ! Tout le monde peut voir ta … Il n’y a plus d’arbre pour la cacher ! »
Un bref instant, un peu de la fatuité du mâle d’avant réalisme me saisit à l’idée qu’il soit besoin d’un arbre pour cacher ma… virilité.
Puis l’objectivité m’a fait frissonner en même temps que la fraîcheur.
Je me suis contenté d’attraper un caleçon dans le linge à repasser.
Un peu triste quand même.
Je me suis dit que parfois il n’y avait pas franchement de différence entre un cache-sexe et un cache-misère…
06:50 | Commentaires (8)

