jeudi, 05 mars 2015
Cet homme est un Sisyphe...
Hier, je suis allé à Paris.
Ça m’a à la fois bien plu et pas trop.
Bien sûr j’ai ramené les composants que j’étais allé chercher.
Tais-toi, Clair, je m’occupe de ta platine !
Puis je suis allé voir un copain.
Qui ne va pas tarder à lâcher la rampe s’il continue comme ça.
32/14, comme tension, c’est pas top pour atteindre la retraite…
Surtout quand l’hôpital veut le garder quatre semaines et qu’il signe une décharge pour s’en aller.
Puis j’ai continué mon périple.
C’est mon périple perso. Celui que je fais seul habituellement.
Puis j’ai pris de nouveau le bus. Le 26. Celui qui me ramène à Saint Lazare.
Et comme chaque fois que je descends la rue de Maubeuge, je suis assailli.
Mais bon, il faisait beau et c’était bien de voir au loin le haut de la Tour Eiffel se détacher « dans le ciel d’or » comme chante Régine Crespin dans Schéhérazade.
Mais ça n’empêche pas les réminiscences au croisement de la rue de Rochechouart et de la rue Condorcet.
Le passage de la rue du Faubourg Poissonnière puis celui de la rue Lamartine me ramènent quelques années en arrière.
Je dirais genre cinquante ans…
Je regarde dans le bus, peu peuplé vers ces coins là, beaucoup moins qu’entre la Nation et la Gare du Nord.
Je me demande à quoi peut bien penser cette femme à l’air triste, le front appuyé contre la vitre et regardant dehors, les yeux un peu vides.
Vous me connaissez, lectrices chéries, j’ai commencé un roman illico, me racontant des histoires telles qu’on en écoute dans le blues de Robert Johnson, des histoires de couples à la dérive, de maris ivrognes et violents.
D’enfants qui se droguent, peut-être. Bref, votre goût tel qu’en lui-même.
Vers la place Kossuth est enfin arrivée une animation.
Peu souhaitée. Une femme avec un gamin qui a soulevé chez plusieurs passagers dont moi, des envies de meurtres, des souhaits d’enfant martyr.
Le gamin infernal, capricieux, hurlant et une mère incapable de lui résister.
Encore une qui aurait dû penser au congélateur quelque temps plus tôt.
Elle aurait au moins pu penser à l’emmener à une séance du Conseil de l’Europe.
Je suis sûr qu’au lieu de rappeler la France à l’ordre à propos de la fessée elle aurait émis un avis encourageant l’usage du chat à neuf queues, de la douche glacée et du ceinturon dans l’éducation…
J’ai aussi offert des fleurs à la lumière de mes jours car c’était aussi le pff…ième anniversaire de notre passage devant monsieur le Maire.
Déjà ?
Je n’ai pas vu le temps passer…
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