dimanche, 15 mars 2015
Jean Ferrat, et fit bien.
Que des blondes il a hameçonné Jeannot.
Regardez bien ses nanas, lectrices chéries, il a pécho que des blondes...
Bignoles comme nous sommes, Heure-Bleue et moi avons supputé un moment « a-t-il couché avec Isabelle Aubret ou non ? »
Avouez, lectrices chéries, que c’est quand même le signe indubitable que nous nous sentons concernés par les grandes questions qui agitent le pays ces temps-ci.
Bon, ça ne nous regarde pas, il s’en fout aujourd’hui et Isabelle Aubret est une jolie vieille dame qui, contrairement à Daniel Guichard, chante encore juste mais doit avoir oublié…
Même si j’ai écouté avec plaisir « Deux enfants au soleil », que je n’avais pas entendu depuis… Pfiouuu…
Je me suis tout de même fait la remarque qu’à l’époque, les enfants jouaient à des trucs que les parents de 1962 considéraient avec une certaine méfiance et une inquiétude certaine.
Surtout les parents de filles…
Oui, je pense à des détails comme ça, terre-à-terre que je suis.
Du coup je me dis qu’Isabelle Aubret n'a probablement pas oublié.
On n’oublie pas si facilement ce genre de truc.
La lumière de mes jours et votre serviteur nous sommes donc laissé aller à regarder Michel Drucker nous parler de Jean Ferrat samedi soir.
Je me suis brièvement demandé si, contrairement à Jean Ferrat, Michel Drucker n’était pas immortel, lui…
J’ai écouté avec plaisir des chansons qui ont bercé mon enfance puis ma jeunesse.
En écoutant « Ma môme » j’ai pensé à Patriarch, ce jeune homme, mort prématurément à la fleur d’un âge de quatre-vingts ans à peu près.
Un moment Heure-Bleue m’a dit « Tu sais que « Nuit et brouillard » ça me file des frissons… »
Idiot que je suis, j’eus préféré qu’elle s’émût et pensât à moi en entendant « Que serais je sans toi »
Je me demande s’il est si bien que ça finalement, Aragon…
Parmi les « repreneurs », un m’a convaincu, Hubert-Félix Tiéphaine.
Laurent Gerra, imitateur qui habituellement ne me plaît que moyennement, m’a époustouflé. Il me faut admettre que son interprétation de « Aimer à perdre la raison » avec la voix de Jean Ferrat était remarquable.
Voilà comment nous avons passé notre soirée.
On est « bobo », « intello Télérama », ou on ne l’est pas, hein…
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