jeudi, 21 mai 2015
Quatre personnages et trois peaux…
Hier, Heure-Bleue et moi avons regardé un film d’Almodovar, « La piel que habito ».
Bon, comme toujours avec Almodovar, on a affaire à des fondus assez indécis et féroces quant au fond.
Je me suis donc perdu en conjectures farfelues sur la morale, les morales, que je devais tirer de cette histoire.
Une indécision du cinéaste sur sa sexualité ?
Une « simple » expérience d’esthète ?
Une bête histoire de vengeance vraiment retorse ?
Une relation ambiguë ?
Qui est le héros de l’histoire ?
Y a-t-il un « héros » dans l’histoire ?
Le docteur venge-t-il sa fille ?
Est-il amoureux de Vera ?
Est-il amoureux de ce qui reste de Vicente dans Vera ?
« Peaufine-t-il » sa vengeance en faisant subir à Vicente qui habite la peau de Vera ce que sa fille Norma a subi ?
Cristina, qui aime les filles aimera-t-elle Vicente devenu Vera ?
Cristina sera-t-elle convaincue de la féminité de Vera ?
Vicente devenu Vera réussira-t-il à « circonvenir » Cristina ?
Vicente devenu Vera matérialisera-t-il, du moins en partie son envie de Cristina ?
Quatre personnages et trois peaux…
Un occupe une peau qui n’est pas la sienne.
La peau façonne-t-elle le personnage ?
Le personnage habite-t-il la peau ?
Que le docteur crache sur son serment d’Hippocrate et que sa gouvernante ne soit pas si pure n’a que peu d’importance.
A mes yeux l’essentiel n’était pas là.
Bref, avant de regarder ce film, je me demandais si j’allais le regarder.
Après l’avoir vu j’ai constaté que je l’avais regardé avec attention.
Et que du coup j’avais plus de questions qui se bousculaient dans la cervelle après l’avoir vu qu’avant.
Mon dieu qu’Almodovar est ambigu.
Son regard sur les femmes est absolument saisissant.
Ciel que la télé est fatigante !
Rendez moi « La piste aux étoiles » dont j’ai ignoré l’existence jusqu’en 1972 !
Et que je n’ai jamais regardée…
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