samedi, 04 juillet 2015
Sirocco, si Freddy…
De rien, Mab, de rien...
Un vent brûlant parcourt déjà le coin.
Il n’y a pas que sur « Elm street » qu’il y a des cauchemars…
Les nuits lui semblent épouvantables.
Moi-même je crains « Les griffes de la nuit » en cas de contact involontaire.
Oui, lectrices chéries, Heure-Bleue fond…
Hélas, ce n’est pas à me regarder.
Alors que je viens de mettre le ventilateur derrière elle, l’ai branché et qu’il se démène de toutes ses petites et laborieuses pales pour déplacer un air à la température somme toute raisonnable de 29°C, Heure-Bleue peste.
Aujourd’hui, les seules idées autorisées à votre serviteur seront d’aller acheter un melon, préparer une salade de tomate et préparer des « rico ».
La lumière de mes jours me jette un regard dissuasif à peine je lui dis quelque chose.
Comme si, chaque fois que je m’adressais à elle, c’était faire monter sa température.
Il y a cinq minutes, à la faveur d’une ombre passagère, elle a soufflé :
- Pfff… Tu as de la chance toi, tu supportes bien la chaleur.
Pour être sûre, elle me demande d’approcher et me fait tendre le bras.
- Pfff... Tu pues même pas !
Ajoute-t-elle, dépitée, alors qu’elle même, comme toutes les vraies rousses...
Je sais. Elle a trop chaud. Je ne peux pas l’ignorer.
De soupirs en regards envieux face à mon équanimité, elle me déteste, je le sais.
Avant elle disait « Minou j’ai trop chaud… »
Maintenant que la lumière éclatante est revenue, elle me jette :
- Je te hais ! Semi-rebeu, va !
Je me rappelle que cet aspect de votre Goût l’avait justement intéressée.
« Tempus fugit, amor manet » qu’y disaient…
Je t’en fous, ouais ! C’est plutôt « Tempus fugit, amor dito »…
Pourtant, légèrement vêtue et exempte de tout hâle superfétatoire sur sa peau pâle et transparente, hein…
Bref, elle rate quelque chose.
Cela dit, il ne me reste qu’un œil, alors…
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