jeudi, 09 juillet 2015
Porte maillot, ça c'est parisien…
Ça faisait longtemps, une bonne semaine, que nous n’étions pas allé à Paris.
Ce fut parfait. Paris n’avait pas eu le temps de changer.
Nous y sommes allés pour deux raisons précises : Acheter du café chez Clooney & Dujardin et un maillot de bain chez C&A.
L’achat du café fut vite expédié. Celui du maillot de bain, indispensable, fut laborieux.
J’ai été effrayé par ceux que j’ai vus.
Je n’ai pas encore un corps de bouddha mais je n’ai plus hélas ce corps qui m’aurait fait confondre avec Endymion il y a quelques heures, années, siècles, bon d’accord, décennies.
Vous imaginez bien, lectrices chéries, que je n’allais pas m’envelopper dans un de ces maillots de bain qui tiennent du bermuda et dont les coloris m’auraient fait passer pour un ara géant. Une fois trempés, ces trucs vous lestent de douze kilos propres à vous entraîner au fond du grand bain sans espoir de retour. Même Archimède aurait été impuissant.
Indécis quant à ce qui était permis, Heure-Bleue a appelé l’Ours pour avoir quelques précisions.
Nous avons appris que le règlement des piscines d’aujourd’hui, qui interdisent toute fantaisie, ne permettent pour les mâles que les maillots de bain genre « slip de bain soviétique années 50 modifié Allemagne de l’Est 1960 », ceux que l’Ours appelle délicatement « moule-b… » et qui sont autrement impudiques que le boxer short.
Je me suis donc, pour devenir propriétaire d’un maillot aux normes, acquitté de la somme délirante de 4,50 € grâce à la remise phénoménale accordée en période de soldes.
Je peux donc, dès cet après-midi emmener Merveille à la piscine.
Puis, comme chaque fois, nous avons erré dans les rues de la frontière entre le VIIIème et le IXème et avons fini chez Illy près de l’Opéra pour y boire un café.
Là, Heure-Bleue m’a dit, après avoir vu une vitrine :
- Au fait, il va falloir qu’on aille au Marché Saint-Pierre.
- Ah, c’est chouette. Pourquoi faire ?
- Des enveloppes de coussin à faire.
Puis, après un silence, elle a ajouté :
- Tu devrais être content d’aller traîner là-bas…
Je n’ai même pas soupiré.
Nous avons papoté un moment en buvant nos cafés et Heure-Bleue a conclu, après divers échanges sur ce que les uns et les autres étaient devenus :
- Finalement, nous avons vieilli mais nous n’avons pas changé.
Là, j’ai soupiré :
- C’est sûr, on aurait nettement préféré l’inverse…
Nous nous sommes levés et, après un tour à la feunaque dont nous sommes sortis avec deux livres de poche, nous sommes revenus à la maison.
Je ne sais pas comment ça se fait, il était encore tard.
J’ai fait une salade de harengs pommes à l’huile, comme celle que nous avions mangée chez une autre blogueuse.
Le dentifrice est remarquablement inefficace contre l’oignon frais au hareng…
10:21 | Commentaires (14)

