samedi, 11 juillet 2015
Dogs have owners, cats have staff…
Comme disent les Anglais qui sont très observateurs.
Vous vous demandiez sûrement, lectrices chéries, pourquoi je finis par connaître par cœur les dialogues de séries comme « Friends », « Sex & the City » ou « Cosby show ».
Eh bien c’est très simple.
Ce n’est pas tant la technique de repassage d’Heure-Bleue qui est en cause.
Ce seraient plutôt ses multiples techniques d’évitement qui m’ont fait entrer dans la tête des heures de dialogues divers.
Les photos qui suivent montrent une de ces techniques mais il n’y a pas que cela.
Il y a cette ronde infernale de prétextes récurrents, le genre de truc qui a fait dire à Ionesco « Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux ! »
Heure-Bleue se laisse prendre parfois à l’intrigue mille fois vue et résolue.
Passionnée comme peut l’être la lumière de mes jours dès qu’il ne s’agit pas de moi, elle s’assied et attend un dénouement qu’elle connaît par cœur.
Puis débranche le fer pour se mettre à table et dîner…
Il y a généralement sur la misérable pile une chemise, un « petit haut » et un caleçon pour le lendemain. Point.
Ce qui était sur le dessus du tas de linge posé sur le canapé pour l’occasion.
Tas qui retourne souvent dans le sac à linge à repasser.
Tas dont seuls seront distraits chaque jour quelques effets pour le lendemain.
Ceux du dessus.
Heure-Bleue, lave, lave, lave, relave et met dans le sac de linge à repasser.
Tiraillée entre la série censée l’aider à repasser et le dîner, elle ne peut pas tout repasser.
Au bout d'un certain temps Heure-Bleue relave le linge qui, à défaut d’être repassé est empoussiéré...
Il y a des choses comme ça dans ce sac, des choses usées à force d’être lavées, usées sans avoir été portées ou sans avoir été utilisées.
Heureusement, votre Goût adoré fournit régulièrement des occasions de racheter ses quelques hardes.
Oui, votre serviteur est un maladroit qui arrache les poches quand il ne les troue pas, perd les boutons qu’heureusement il recoud.
Ce n’est pas comme Heure-Bleue qui sort dans des habits neufs néanmoins portés depuis des années alors qu’une heure après être sortis de la boutique, les miens donnent l’impression d’avoir passé quinze ans dans le sac à linge à repasser.
Il me faut néanmoins admettre que la raison du jour pour excuser le retard dans le repassage est excellente.
Le chat du voisin, chassé par les pleurs de la petite excédée par la chaleur, a trouvé un refuge calme et confortable :
Qui pourrait en vouloir à Heure-Bleue de ne pas le chasser ?
Pourrait-elle repasser avec un tel obstacle ?
Elle ne manque pas toutefois de me jeter à la face « Il est loin le temps où, pour me laisser dormir, tu repassais toi-même ta chemise pour aller au bureau… »
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