mercredi, 15 juillet 2015
Eloge de la vacuité.
Pour en revenir à cette histoire de note vide et de souvenirs, comme Henri Calet, j’ai parfois l’impression que « les souvenirs tombent en poussière dès qu’on les touche ».
Pire, pour continuer avec ce type qui aimait –peut-être- Paris plus que moi, quoique ça me semble peu plausible, il remarquait déjà en 1947 « Où qu’on aille dans cette ville, on finit par se prendre les pieds dans les souvenirs. »
Alors voilà, pour changer, après le défilé que je n’ai même pas regardé entièrement, je me suis chamaillé avec Heure-Bleue et je suis parti finir mon bouquin sur un banc de la Coulée Verte.
Puis je l’ai rejointe à la terrasse du café de l’Iranien.
On est passé par le Monop’.
Et là, je dois avouer que je n’ai pas plus de choses à écrire que Mab.
Vous savez que Mab est extrêmement laconique et concise ?
Si vous voulez savoir quelque chose sur Mab, à part faire appel à la DCRI ou mieux, à ses voisins et voisines…
Je dis ça… D’abord parce que je suis mauvaise langue, bien sûr, mais surtout parce que je connais le coin.
Bon, tout ça pour annoncer à mes lectrices chéries qu’au Monop’ on a acheté des filets de harengs doux fumés.
Heure-Bleu traverse une période « harengs en salade ».
J’ai de la chance car elle veut bien ne pas tomber dans le « rollmops » qu’elle préfère.
Je hais le « rollmops », je n’ai pas de ces goûts dépravés qui sont, j’en suis sûr, la cause réelle des pogromes et qui sont la marque de la lumière de mes jours.
Bref, tout ce vide pour vous dire que le filet de hareng fumé n’est pas propice aux envolées lyriques qui vous font fondre, lectrices chéries.
Sauf, bien sûr si vous aimez les harengs pommes à l’huile…
Essayez donc de faire quelque chose de plus ennuyeux !
Allez ! Essayez, au lieu de vous moquer !
Vous verrez, il n’est pas si facile d’écrire ce qui vient si facilement à la bouche quand on parle pour ne rien dire.
09:17 | Commentaires (8)

