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samedi, 25 juillet 2015

La petite maison dans l'apprêt rit...

Dites moi, lectrices chéries, je vous ai déjà parlé de la peau d’Heure-Bleue ?
Mais si, voyons, cette peau diaphane qui me donne envie de la toucher dès que je la regarde.
Que dis-je, de la toucher ? De l’embrasser !
Que dis je, de l’embrasser ? De la mordre ! La manger !
Eh bien voilà, je dois la partager…
Je partage Heure-Bleue avec des bestioles !
Hier soir, la lumière de mes jours me tend des avant bras délicieusement rose pâle et me dit :
- Mais regarde ça, Minou !
Je vois que des marques rouges tachent ses deux avant-bras.
Ça montre que la chair est faible.
Surtout celle d’Heure-Bleue…
Zen, comme toujours lorsqu’il s’agit des ennuis des autres, je hoche du chef.
- Hmmm… Moustiques, ça…
- Mais, Minou ! Ils me bouffent ! Je suis bouffée de partout !
- De partout ? Vraiment ? Qui ça ?
- Les moustiques ! Regarde ça !
J’ai alors une idée, saugrenue quand on sait qu’Heure-Bleue à toujours trop chaud.  
- Mets une chemise à manches longues.
- Mais non, tu sais bien que j’ai trop chaud.
- Ben oui, mais une chemise de nuit…
C’est là qu’on a commencé à rire.
- C’est ça, je vais mettre la chemise de nuit que Tornade m’a ramenée des USA.
Il faut dire que Tornade est très pudique, elle…
Elle a donc ramené, je ne sais plus pour quelle occasion, une chemise de nuit à Heure-Bleue.
Inutile de vous dire que comme Heure-Bleue à toujours trop chaud, je ne l’ai jamais vu la porter.
Elle la garde sans doute pour le jour où elle ira à l’hôpital sans penser qu’en quelques autres déménagements, cette chemise aura été perdue…
Là, on a pensé en même temps à la lumière de mes jours dans cette chemise, virginale et épaisse.
Ça nous a ramené illico à « La petite maison dans la prairie »…
On s’est imaginé tous deux.
Elle, Laura Caroline Ingalls, instit’.
Votre serviteur, Charles Ingalls, je ne sais plus ce qu’il faisait comme job.
Plus niais, tu meurs.
Mais c’est quand on eut dans les yeux l’image d’Heure-Bleue Ingalls en chemise de nuit qu’on a été pris d’un fou rire inextinguible.
C’est tout juste si on a pu terminer notre dîner.
Dîner frugal, comme il se doit dans un épisode de « La petite maison dans la prairie »…