Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 01 août 2015

Il était une Berbère, et ron et ron…

A la maison, la pleine lune n’empêche pas de dormir.
Elle empêche Heure-Bleue de digérer.
Ce qui revient un peu au même.
Alors le matin arrive plus tard.
Et, après avoir préparé le petit déjeuner, je furète plus tard sur vos blogs et sur le Web, lectrices chéries.
Je regarde de temps à autre les nouvelles.
Elles sont souvent agaçantes et sans intérêt.
Franchement, pensez vous qu’il est indispensable de savoir que Nabila et son (h)ombre ont fait du scandale dans un cinéma de province ?
Alors je passe quelques minutes sur Facebook
Il y est question de ce lion. Beaucoup de ce lion. Lion absurdement tué par un type qui pense que le canon de sa Remington lui tient lieu de membre viril.
Ces pérégrinations me navrent.
Elles sont hélas prévisibles.
On y trouve pêle-mêle, dans un inventaire délirant qui ferait presque penser à Prévert s’il n’était si cruel avec tant d’imbécillité :
- Ces chiens qu’il faut absolument sauver.
- Ces Arabes et ces Noirs qu’il faut tuer.
- Ces petits chats si adorables.
- Ces migrants qu’il faut couler.
- Cette hermine qui a craqué pour un chaton que « c’est cro mignon »
- Ces prisonniers qui dorment a six ou huit sur le sol de cellules de neuf mètres carrés.
- Ces mêmes prisonniers « qui ne l’ont pas volé » !
- Ces Fouché au petit pied qui râlent « et pis quoi encore ! Déjà qu’on a des prisons trois étoiles ».
Le plus étrange ? Ce sont très souvent les mêmes qu’on voit passer de la haine la plus stupide à l’attendrissement le plus dégoulinant.
Je ne sais pas si ça vous fait cet effet là, lectrices chéries, mais tous ces gens me font peur.