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vendredi, 14 août 2015

Pitchi poï…

Comme disent celles de mes lectrices chéries qui parlent le yiddish.
Voilà, la journée était bien partie.
Döner pas cher pas très loin de la maison.
Döner découvert par l’Ours et que Manou nous avait recommandé.
Puis, la banque. Surtout la banquière…
Quand nous sommes arrivés, à l’heure prévue, l’otage de l’entrée nous a dit « il faut attendre un peu que madame Machin… »
Heure-Bleue, et moi, qui n’en n’avions rien à faire nous sommes assis.
Nous voyions la banquière qui avait bien du mal à avoir l’air occupé.
Tenter avec nous un coup comme ça… Quelle misère !
Après quelques minutes, j’ai dit à la lumière de mes jours.
- Ça me fait penser à ses restaurants américains où il n’y a pas un chat et où on te dit à l’entrée « Aaah… Mais vous n’avez pas réservé ! » histoire de faire croire que.
Même la nana du guichet a ri assez fort.
Du coup, notre banquière nous a reçu agréablement. Nous n’avons pas fait affaire mais ce fut assez court pour qu’on ait le temps d’aller faire un tour à Tel-Aviv.
Là, on a bien ri aussi. Un journaliste, persuadé que sa tête servirait d’ausweiss a été refoulé comme le premier migrant venu…
Alors que grâce à la bancalitude de votre Goût préféré nous sommes entrés sans problème et plutôt rapidement, nous.
Bon, que je vous dise, lectrices chéries.
Oui. Il y avait plein de juifs.
Je dirais un tiers. Ajoutez un tiers de flics et un tiers de curieux, vous avez une idée.
Surtout que le tiers de curieux devait à son tour compter au moins trois quarts de journalistes…
Si Heure-Bleue était contente d’entendre les chansons qu’elle avait apprises à « l’ulpan », j’étais quant à moi heureux de voir que certaines choses étaient immuables.
Un type est passé, brandissant un nounours à moitié cramé en traitant tout le monde de terroriste.
J’ai regardé les gens, comme d’habitude.
J’ai reconnu les vieilles juives du premier coup.
Je les reconnais à leur nez.
Mais non, c’est pas ça, pas les âneries genre « profil juif »....
C’est juste qu'elles ont toutes un nez de goy trop petit qui couche mal avec leur figure.
Je suis sûr que sans elles la chirurgie esthétique serait dans le même état que la filière du porc…
Nous sommes revenus lentement vers Saint-Lazare après être passés rue Saint Antoine acheter des tomates et du saumon.
Le saumon était une merveille. Il était encore meilleur que prévu grâce à l’erreur d’affichage qui nous avait conduit à acheter un saumon de luxe.
 Il y a des jours comme ça, lectrices chéries…
Nous avons dîné calmement en regardant « Trois hommes et un couffin ».
Il a soulevé chez nous les mêmes réactions qu’il y a trente ans.
Nous deux :
- Mais qu’est-ce qu’elle est mignooooonne !
Heure-Bleue :
- Mais il faut la changer cette gosse !
Le Goût :
- Mais elle a faim, cette môme !
C’était bien, comme journée…