dimanche, 11 octobre 2015
J'ai perdu des pièces de l'ego...
Lectrices chéries et adorées, cette note est courte parce que j’ai encore un gâteau à faire et du riz à faire cuire.
Heureusement que je me peux me rendre ridicule une fois par jour.
Ça m’aide à rester modeste…
Ouais, je sais.
N’insistez pas lectrices chéries…
Hier donc, pour rester dans cette heureuse veine, j’ai profité de l’occasion qui m’a été offerte.
Pour essayer de satisfaire nos convives d’aujourd’hui, je suis allé chez le caviste du coin.
J’avais une idée assez précise de ce que je voulais comme vin rouge et aucune à propos du vin blanc que je supputais coller parfaitement avec les supions que j’avais cuisinés.
Quand je suis arrivé dans la boutique, je n’ai vu que le caviste en grande conversation avec un client et prêté aucune attention au reste de la boutique.
Je me suis contenté de vérifier rapidement que le vin des Côtes du Rhône visé était bien là, bio et bon.
Oui, à la maison on sombre dans l’alcoolisme mais à défaut d’épargner notre foie nous prenons soin des autres organes.
Puis j’ai attendu.
Le client que j’avais remarqué en entrant a payé et est parti.
J’ai ouvert la bouche quand un type est arrivé à la caisse.
Il a posé deux bouteilles sur le petit comptoir et a dit :
- Finalement j’ai trouvé tout seul. Je me suis servi.
- Bien. Ça fait quinze €uros quatre-vingts.
A dit le marchand.
Le type a payé, a pris ses bouteilles et, quand il a atteint la porte, j’ai dit :
- Monsieur, s’il vous plaît !
- Oui ?
- Si vous m’aviez dit que vous étiez pressé, je vous aurais volontiers cédé la place mais…
Et l’un de dire :
- Mais j’étais là avant vous !
Et l’autre, en même temps :
- Mais il était là avant vous !
Je me suis excusé platement…
Ridicule, je vous dis, lectrices chéries…
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