Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 03 novembre 2015

L’art d’être grand-père.

Hier, c’est moi qui ai traîné Merveille dans sa piaule pour lui confier « un secret ».
Évidemment, avec la notion élargie du secret chez Merveille, elle a aussitôt dit « Viens Mamie ! Viens ! Papy va me dire un secret ! »
Mamie a gentiment décliné.
Merveille avait une idée du « secret » et avait surtout la trouille d’une engueulade et que son père ait eu vent du différend entre elle et ses grands-parents.
Bref, d’après Merveille, Papy n’aimait plus Merveille.
- Deux choses Merveille.
- Oui Papy…
- Quand Mamie et moi on se chamaille avec toi, sauf si c’est grave, on règle nos affaires entre nous et on n’en parle plus.
- Oui mais… Vous avez été méchants !
- Mais non…
- Si ! Vous m’aimez plus…
- Si on ne t’aimait plus, on se foutrait complètement de ce que tu fais, comment tu te tiens ou comme tu parles !
- Ah ? C’est vrai ?
- Si on ne t’aimait pas, on ne s’occuperait même pas de toi, voyons.
- Quand même...
- Oui, Merveille ?
- Je suis vexée…
- Ce n’est pas la dernière fois, il y en aura d’autres, c’est la vie, ce n’est pas toujours gâteaux et bonbons après…
Comme c’est une petite fille gentille, elle est allée regarder « C’est pas sorcier » sur un lit avec sa grand’mère.
Je suis allé dans la cuisine voir Manou et l’Ours.
Dès que Merveille est arrivée, P’tite Sœur s’est installée sur mes genoux.
Histoire de vérifier que ça embêtait bien Grande Sœur.
A force de gigoter, P’tite Sœur a sévèrement malmené ma « fabrique de petites graines ».
J’ai dit « Aïe ! Tu me fais mal ! »
Elle est allée dans sa chambre et en est revenue avec une toute petite chaise qu’elle a collée à la mienne et s’est assise dessus, la main sur ma cuisse.
Elle sait déjà que je ne pourrai pas plus lui résister qu’à Merveille.
Vous pensez, lectrices chéries, une rousse aux yeux clairs...
P’tite Sœur est gentille, si si.
Enfin, pas vraiment, elle est comme sa grande sœur.
Un peu garce dès qu’il s’agit d’en exciter la jalousie.
Lui piquer son grand-père, par exemple.
Ça marche si bien que ce serait péché que n’en pas profiter...