samedi, 21 novembre 2015
Le retour du jeudi…
Au fait, vous savez quoi, lectrices chéries ?
Eh bien jeudi, Heure-Bleue et moi on a vu Rosalie.
Son manteau n’était pas orange mais plutôt vermillon.
C’était bien.
Pour des tas de raisons.
D’abord parce que j’aime beaucoup boire du café au bar du Hilton et entouré de jolies femmes.
Si, si, je vous assure, j’adore ça.
Bon, je vous ai déjà parlé d’Heure-Bleue.
Eh bien, Rosalie est une (fausse) rousse – faut pas croire mais je vois un peu clair quand même…- avec de très beaux yeux clairs et un visage aigu comme j’aime.
J’ai beaucoup écouté parce que franchement, il n’est pas toujours facile d’en placer une.
Mais j’ai réussi à dire neuf phrases, courtes, entre trois heures moins dix et neuf heures moins dix.
En fait elles sont tombées dans le vide parce que j’ai depuis toujours un mal fou à « parler fille » et encore plus à comprendre « le parler fille ».
Alors je reste muet. Presque muet…
Mais je crois que la prochaine qui me parle de « l’insupportable tutelle du mâle subie par la femme », si ce n’est pas une Afghane, je la gifle.
Puis le téléphone de Rosalie a sonné.
Elle n’osait pas décrocher alors que ça la démangeait.
Elle a dit quelque mots dans sa petite boîte magique à un œil et a pris son sac.
Je n’avait vu un sac comme ça qu’il y a des années. On aurait dit le sac de ma mère ! Un sac qu’on peut déménager avec tellement il est grand.
Avec un sac comme ça, tu peux être SDF, je suis sûr que tu peux mettre ton lit dedans.
Du coup il est plein.
Avant que sa correspondante ne raccroche, excédée, j’ai tendu un stylo et mon petit carnet à Rosalie.
Elle avait quand même trouvé dans son sac un feutre rose, genre « rose bonbon anglais », alors elle a noté son rendez-vous dans mon petit carnet.
On a repris des cafés.
A 18H37, « l’Ado » de Rosalie a appelé pour dire qu’elle allait sous la douche.
Je crois bien qu’il était 18H37, c’est ce que j’ai cru voir quand son téléphone a sonné.
Puis on est sorti sous la pluie pour que Rosalie puisse fumer une cigarette.
A l’abri de l’auvent du kiosque à journaux, elles ont papoté –j’allais, sous le coup de l’enthousiasme, écrire « nous avons papoté »- jusqu’à ce que je dise :
- Eh ! Mes chéries ! Il est neuf heures moins dix ! On n’aura pas de pain !
Alors Heure-Bleue et moi sommes entrés dans la gare, j’ai acheté du pain de mie au Monop’ et nous sommes revenus à la maison.
C’était bien… Nous n’avons pas vu le temps passer.
J’aime bien ne pas voir le temps passer. C’est comme si on vivait mieux.
Et à nos âges, vivre mieux, c’est une occasion à ne pas rater.
Rosalie est vraiment une femme très chouette.
Comme Berthoise. Comme Imaginer. Comme Mab. Comme Lakevio. Comme Marie-Madeleine. Comme Milky. Comme Fauvetta. Comme Liliplume. Comme Mialjo. Comme Maevina. Comme Ysa. Comme Liwymi (qui devrait écrire...). Comme Méli-Mélo. Comme Otir. Comme Marie-Floraline. Comme…
10:50 | Commentaires (16)

