mercredi, 16 décembre 2015
Quand les peaux aiment, c’est bien…
Vous savez sans doute, lectrices chéries que, comme tout le monde, je suis passé par une période « j’écris des poèmes ».
Bon, honnêtement c’était utilitaire.
Soit je les écrivais contre de menus avantages affectifs quand je les écrivais pour mon propre compte, soit contre d’autres avantages –genre tours de tir à la fête du boulevard de Clichy et autres bonbons ou 45T- quand je les écrivais pour des camarades de « géhenne câlineuse » moins dotés de « la fibre baratineuse ».
Heureusement, fort heureusement même, bien que plutôt prolifique, je n’ai jamais eu dans l’idée de me faire éditer.
Et je reste persuadé que j’ai eu là une excellente idée.
Oui, quasiment tous ces « poèmes » étaient très mauvais.
Les appeler « poèmes » était même plutôt gonflé.
Je le sais bien, je me suis relu à l’époque.
Bon, mes « clients » et moi leur demandions seulement d’être efficaces.
Ils le furent souvent ce qui montre bien que si les filles sont aussi intelligentes que les garçons, elles n’ont pas plus de cervelle…
Oh ! Certes, la métrique y était.
Bien sûr, les règles de la versification étaient respectées.
À coup sûr la rime tombait juste.
Ne manquait que la poésie.
Autant dire l’essentiel, quoâââ…
Mais là où je me défendais le mieux c’était dans le sonnet licencieux, l’acrostiche lubrique.
J’ai encore à l’esprit un de ceux que j’écrivis pour une que j’aurais tant aimée odalisque si elle n’avait pas été si accrochée à ses habits.
Si j’avais toujours cet âge là, j’en transpirerais encore…
Mais, honnêtement, vous savez quoi ?
J’aurais vraiment aimé être celui qui aurait enfanté ce petit poème délicat, malheureusement écrit par Théophile Gautier qui me l’a volé j’en suis sûr.
« Que les chiens sont heureux. »
Si, si, je vous assure, j’aurais aimé écrire ça.
Une vraie merveille de cochonceté et de joie de vivre.
Je ne suis pas sûr que la destinataire l’aurait apprécié mais que voulez vous, lectrices chéries, vous savez mieux que moi que plaire à tout le monde est une tâche titanesque.
Je dois déjà plaire à Heure-Bleue, ce qui n’est pas gagné d’avance.
Alors à toutes…
Théophile Gautier avait peut-être raison, « Que les chiens sont heureux »…
10:14 | Commentaires (11)

