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mardi, 22 décembre 2015

Et maux et camé.

De rien Mab et Berthoise, de rien…
Il y a quelque temps maintenant, j’ai eu maille à partir avec un crustacé dont les pattes sont délicieuses mais l’action pernicieuse.
Comme je traversais une période moralement morose, je m’étais mis à lire des trucs pour me remonter le moral.
Mais attention, lectrices chéries, me le remonter avec sérieux !
J’avais alors jeté mon dévolu sur « La vie heureuse ».
Je l’ai lu dans les toilettes.
Uniquement dans les toilettes.
J’ai bien fait.
Mon dieu que c’est ch… !
La conception de la vie heureuse de monsieur Sénèque est particulièrement rébarbative.
Je me demande encore aujourd’hui si ce n’est pas sa lecture qui a poussé Pascal à adhérer au jansénisme, c’est dire…
Du coup, toujours à cette époque, je me suis rabattu sur Hérodote qui est, à mon sens, le vrai père du polar, bien avant Agatha Christie.
Hier soir, je cherchais dans la bibliothèque quelque chose à lire quand je suis tombé sur un exemplaire des « Contes d’amour, de folie et de mort » dans une édition que je ne connaissais pas.
Différente de celle que j’avais lue il y a deux ans.
J’ai appris d’Heure-Bleue que nous avions tous deux acheté ce bouquin et que ce n’était pas la première fois que nous faisions ça.
En épluchant les rayonnages, c’est ce qui m’a amené ce souvenir, je suis tombé sur ce sinistre Sénèque et sa bien triste « Vie heureuse ».
La première page m’a rappelé cette mauvaise période alors je l’ai reposé.
J’ai pris les deux petits bouquins qui le jouxtaient.
Emporté par une envolée intellectuelle de haut niveau, j’ai lu le premier avec bonheur.
Vous dirais-je, lectrices chéries que j’attends ce soir avec impatience pour lire le second ?
C’est une œuvre gaie, pleine de fraîcheur et d’humour, écrite par quelqu’un hélas mort trop tôt.
Quelqu’un qui savait ce qu’est l’enfance, l’avait écoutée avec attention et se rappelait avec précision ce qu’on y ressent.
Mieux, il savait l’écrire.
Alors, dès ce soir, je me plonge dans le deuxième bouquin des aventures du « Petit Nicolas ».
Ça, c’était « La vie heureuse », la vraie.
Pas une punition à la Sénèque.