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mardi, 19 janvier 2016

Le choix de sophisme…

Comme je n’ai aucune idée et que ça faisait longtemps que je ne m’étais pas livré aux délices de raconter des c…ries, je profite de la prodigalité de la radio en la matière.
Une fois de plus, je ne suis pas déçu.
La radio m’en donne encore l’occasion.
Hier matin donc, je ne fus pas surpris.
Enfin si, mais par le fait qu’on peut être surpris par une constatation quasiment immuable depuis la naissance d’Abraham.
Plutôt la reine Victoria, en fait.
Voire les années 80…
Revenons à mon mouton d’hier matin.
La radio crut donc me surprendre en m’annonçant que la moitié de la richesse du monde était aux mains de  moins de 1% de la population.
Charge aux plus de 99% restants de se débrouiller avec l’autre moitié.
Si on y regarde de près, le tableau n’est pas si noir.
Ce que nous pouvons y voir, c’est que les inégalités diminuent.
Ben oui, voyons, lectrices chéries !
Ces soixante quinze millions, j’allais écrire « êtres humains » alors qu’il s’agit de rapaces, étant plutôt cannibales, leur population devrait encore se concentrer…
Considérez alors, si on réduit ce 1%, soit environ soixante-quinze millions de personnes, à sept-cent-cinquante mille personnes, il ne reste quasiment plus d’inégalités !
Les « exceptions », même si on ne peut parler de « laissés pour compte », ne représentant que 0.01% de la population.
On peut conclure qu’à 0,01% près, les humains sont tous égaux !
Une autre avancée sociale importante coïncide avec cette diminution des inégalités.
Je vous parle là du « seuil de pauvreté ».
Cette invention, qui ne sert qu’à excuser « l’assistanat, ce cancer de la société » selon le mot d’un ancien ministre réputé pour ses vues humanistes, correspond à 60% du revenu médian.
Grâce à une action efficace, de nombreux « tycoons »,  adhérents du MEDEF et autres « ploutocrates » comme disaient les « communistes au couteau entre les dents » vantés par Barbusse, la notion de « salaire minimum », cette hérésie économique, devrait disparaître d’ici peu entraînant une diminution régulière du revenu médian..
Or, merveille des statistiques, la diminution du revenu médian entraîne mécaniquement la diminution du seuil de pauvreté.
Ergo, quand toutes ces opération seront terminées et quand la population mondiale, à l’exception d’une poignée, ne sera plus rémunérée, nous aurons enfin atteint les rives d’Utopia.
Plus d’inégalités.
Plus de pauvreté.
C’est pas beau, ça, lectrices chéries ?
Et c’est certainement pas une bande de « partageux » qui nous aurait amenés là, hein !
Bon, on ne va pas rigoler tous les jours, mais le progrès n’a-t-il pas depuis toujours nécessité des sacrifices ?