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lundi, 25 janvier 2016

Le sac du palais des thés, oui mais quand ? Tâte du café !

Je sais, Berthoise, j’ai honte…

Je viens de chez Mab.
Je vois qu’elle boit du thé le matin.
Du « Earl Grey » de la maison Twinings.
Comme moi ces temps ci.
On m’a offert du « Earl Grey » de la maison Kusmi, du « Roi des Earl Grey » de Mariage Frères.
On m’a même offert du « thé des amants » du Palais des thés.
J’ai été déçu par l’absence d’effet de ce thé.
Pas une seule ruée de femmes magiquement éblouies sur votre serviteur d’un seul coup obligé de s’enfuir pour éviter de voir sa peau usée par une avalanche de baisers gourmands.

J’ai bu ces thés. Tous. Seulement voilà, je ne suis pas amateur de thé.
Je le bois tiédasse.
J’en bois deux litres par jour.
Ce n’est pas bon mais je m'en fous.
Ce n’est qu’un médicament.
Le seul traitement qu’on m’ait administré après la tentative d’un crabe de me dévorer vivant.
Alors je le bois, c’est tout.
Parce qu’il me faut le faire.
Je n’aime pas l’eau non plus.
Je ne déteste pas l’alcool mais pas au point d’en boire deux litres par jour.
Ce que j’aurais aimé ?
Du café.
Plein de café. Du « comme avant ».
Des « espressi ristretti », des vrais, des « cafés serrés », des bons.
De ceux qui tiennent dans le fond, le dernier tiers de la petite tasse de porcelaine blanche.
Mais non ! Surtout pas dans ces fausses « mini tasses » de verre genre « Securit ».
Le « Duralex » des verres de cantines.
Ce serait comme boire un Romanée Conti dans un quart en alu…
Pas plus, lectrices chéries, de ces « faux express », ceux qui sont rendus faussement « serrés » grâce au coup de poignet que le mastroquet espère discret.
Ah ! Quel malheur que ce coup de poignet qui vide dans la grille du percolateur les deux tiers superfétatoires de lavasse dus à la distraction du cafetier !
Voilà ce que j’aimerais, ce que j’ai fait de nombreuses années, boire du café.
J’en bus même, en période de « charrette », jusqu’à près d’une vingtaine par jour.
Et c’était tout ce que je buvais dans la journée si je ne parle pas du bol de lait du matin.
La lumière de mes jours pense, peut-être avec raison, que c’est cette sobriété de chameau qui est à l’origine de la perte de ce rognon esquinté par l’absence de rinçage.
Bon, je dois tout de même avouer que si j’aime, voire adore le café, deux litres de café sous forme « espresso ristretto » ça me paraît être aussi un pensum.