dimanche, 03 avril 2016
Les vieux qu'ont de l'âge...
Hier, Heure-Bleue m’a traîné à Paris.
Je dois avouer qu’elle n’a eu aucune difficulté.
Je n’ai opposé aucune résistance malgré le retour précoce de la Toussaint.
« Séparés par la foule, qui nous traîne, nous entraine » je me suis trouvé assis, isolé au milieu de la foule, sur un strapontin loin de la lumière de mes jours.
Alors j’ai lu…
Arrivés Porte de Champerret, nous avons remonté d’un pas alerte, joyeux mais quelque peu bancal, l’avenue de Villiers et l’avenue Niel jusqu’aux « Magasins Réunis » qui abritent la FNAC.
A peine arrivés là, alors qu’Heure-Bleue me contait l’histoire de ces deux vieux machins dans l’âme, j’ai été saisi par une affiche qui m’a interpellé d’un tonitruant « Salon des seniors ».
Comme si on avait besoin d’un salon pour savoir que les années passent…
Suffit d’avoir mal au genou droit.
Pfff…
Encore un truc pour faire claquer une retraite décente dans des croisières en Méditerranée ou une retraite misérable dans des « banquets des anciens ».
Les premières vous donneront une culture TF1 grâce, plutôt à cause, de Stéphane Bern.
Les seconds vous donneront mal à l’estomac et en plus vous devrez vous taper le discours du maire et les recommandations du directeur du mouroir…
Alors que si vous y regardez de près, lectrices chéries, le problème, ce n’est pas de vieillir.
Tant qu’on vieillit, ça va.
Là où ça se gâte, c’est quand on devient vieux.
Surtout de la tête.
Hier soir, avant de dîner j’ai appelé Léontine, l’amatrice de « petites coupettes ».
Oui, Léontine va avoir quatre-vingt-onze ans demain.
Et ça, ça me fait peine parce qu’elle commence à perdre un peu la boule.
Enfin, non, c’est surtout qu’elle ne se sert plus de sa cervelle, du coup elle rouille.
Alors je veux bien mourir âgé, mais jeune…
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