jeudi, 14 avril 2016
Le guide du moutard...
Heure-Bleue est allée chercher Merveille.
Heure-Bleue a fait confiance à Merveille et l’a envoyée chercher le pain seule.
Oui ! Seule !!
Pendant qu’elles se livraient toutes deux à ces débordements, en esclave docile et silencieux –non, je ne parle pas tout seul, pas encore- j’ai préparé le déjeuner.
Des avocats suivis de légumes avec de la graine de couscous et un petit poulet.
Je me suis plié aux desiderata de Merveille, quoâââ…
Elles sont arrivées, Merveille, comme d’habitude a sonné comme une forcenée.
Comme d’habitude, j’ai ouvert la porte, regardé Merveille, pris un air dégoûté, dit « beurkkk » et refermé la porte avant qu’elle n’entre.
Je les ai quand même laissé entrer.
Le déjeuner pris, Merveille s’est lancée dans le jardinage, avec l’idée bien arrêtée de ressusciter l’hortensia en pot.
Efficace cette petite.
C’est l’Attila des fleurs. Elle coupe tout.
Maintenant le pot de l’hortensia a un air de désert sahélien.
Puis, avant de jouer, j’ai été désigné volontaire pour les devoirs.
Elle est très bien, douée pour les sciences et le discours spécieux.
Si elle peut aller dans un collège qui n’est pas en zone de guerre, elle finira à Normale Sup ou à l’X.
Nous avons joué tous les trois, d’abord au « yam ».
J’ai perdu haut la main.
Merveille n’a pas gagné. Ce n’est faute d’avoir essayé de tricher mais on n’a pas de dés pipés…
Puis à « la bataille ». Là j’ai gagné.
Elle a joué un moment avec la lumière de mes jours.
Heure-Bleue a trouvé qu’être l’élève de Merveille, c’est pas de la tarte.
Merveille a commencé à s’agiter alors Heure-Bleue l’a aidée à se déguiser en Grecque de l’Antiquité.
Merveille est alors une vraie merveille.
Elle a décrété qu’elle était Athéna.
Quand j’ai dit « arrête ça, ça Minerve », j’ai eu droit à « hin hin hin… Humour de papy, ça… »
Je me suis demandé si je n’allais pas la haïr.
Mais elle m’a fait un numéro de charme, entre « Liane de Pougy » et « Madame Récamier » sur la banquette en disant « regarde, papy ».
Alors, que voulez vous, lectrices chéries…
Nous avons dîné et je l’ai ramenée chez ses parents où P’tite Sœur m’a convié avec un sourire plein de dents à la changer pour la nuit.
Juste pour embêter sa grande sœur je suis sûr.
Nous avons réussi je crois à lui ôter des soucis trop gros pour elle pendant une journée…
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