vendredi, 29 juillet 2016
C’est jour de repas sage...
Hier après une nuit courte et inconfortable, je suis allé faire quelques courses avec Merveille.
Puis j’ai préparé une pizza.
Oui, je l’ai faite moi-même de mes blanches mains.
Une pizza genre fourre-tout.
Avec un peu de coulis de tomate, très peu car l’estomac d’Heure-Bleue ne supporte pas.
Du jambon « émialé ».
Une mozzarella coupée en tranches.
Un micro filet d’huile d’olive.
Une petite boîte de champignons censément émincés que j’ai dû émincer à mon tour, histoire qu’ils le soient réellement.
Champignons que Merveille est allée chercher toute seule, fièrement et qui m’ont coûté six fois le prix car elle me rend la monnaie avec un regard tellement suppliant que ce serait un crime de ne pas la lui laisser.
A la demande de Merveille, j’ai ajouté des anchois, histoire d’être sûr que même sans salage, ce serait trop salé.
Le tout saupoudré de marjolaine et d’un peu de poivre puis mis au four.
Eh bien ce fut bon !
Merveille s’est révélée étonnamment en forme au point qu’en maîtresse d’école avisée, elle nous a concocté des devoirs à faire pendant qu’elle faisait semblant d’être occupée alors qu’elle glandait avec application.
Heure-Bleue et moi avons montré qu’on n’était pas si mauvais en, rédac’.
On en a fait une sur une épicerie.
Merveille ne sait pas vraiment ce qu’est une véritable épicerie car dans le coin, à part « l’Arabe » qui vend plus de machins « haram » comme de la picole que de machins « hallal » comme du jambon de dinde, il n’y a que des « minimarkets » qui vendent de tout depuis les ampoules et les tournevis jusqu’aux produits de toilette.
Nous lui avons donc fait une rédaction qui décrit ce qu’est une véritable épicerie.
Du genre que celles que nous avons connues, Heure-Bleue et moi dans notre enfance.
Manifestement, celles du fin fond du XVIIIème n’étaient pas celles du XVIIème du côté de la rue de Prony ou de la rue de Courcelles…
Puis elle a voulu entendre ce qu’était un « vinyle ».
J’ai repris ce Marlène Dietrich posé il y a quelques jours et à notre surprise, elle a beaucoup aimé « Sag mir wo die Blumen sind » en allemand.
Bon, en même temps, comme elle aime beaucoup aussi « Andalouse » de Kenji Girac qu’elle a tenu à écouter, j’ai trouvé qu’elle avait des goûts très éclectiques…
Il fut l’heure de la ramener.
Nous l’avons conduite par la « Coulée verte ». Arrivés près de la gare, sur une demande d’Heure-Bleue, j’ai acheté un melon à une marchande désagréable mais juste après que j’ai payé, pas folle.
Juste après, la lumière de mes jours m’a dit « je suis folle, je ne voulais pas de melon »…
Alors j’ai acheté une glace à Merveille qui n’aime pas le cornet.
J’ai donc terminé la glace en m’en mettant plein les doigts mais pas sur les habits, c’est déjà ça…
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