dimanche, 30 octobre 2016
Le chèche se veut électrique…
L’éducation aux choses vraiment sérieuses de la vie, commencée il y a plusieurs années, se déroule conformément à nos espoirs.
Merveille est tout à fait séduite par le « döner ».
Une fois prochaine, nous l’emmènerons rue des Petites Ecuries afin d’affiner son goût et d’élargir ses connaissances en matière de bouffe exotique.
Le « döner » dévoré jeudi, atteint après une marche de près de seize cents mètres histoire d’affamer Merveille, nous avons pris le bus qui nous a amené directement à la Porte Maillot.
Le « Jardin d’Exploitation » porte bien son nom.
Il n’y a de la veine que pour la canaille…
Sans la ténacité des gosses qui tueraient leurs parents s’ils s’avisaient seulement de suggérer de faire autre chose, le jardin aurait fermé depuis longtemps.
L’appât du gain conduit l’administration de ce vénérable établissement à employer une brochette d’analphabètes qui devrait couvrir de honte notre ministre de l’Éducation Nationale.
Il a suffi d’un idiot arrêté net dans une transaction par un écran inconnu pour stopper l’écoulement continu des clients pendant de longues minutes.
Il nous fallut attendre l’arrivée d’un jeune homme habilité à l’usage du poussoir « RESET » de la machine pour que notre avancée reprît.
Je ne vous parlerai pas du « Petit Train ».
Il nous a amenés au jardin à train de sénateur pour un tarif genre TGV.
On ne nous transporte pas, on nous roule !
Bon, j’exagère, ce fut très chouette.
Merveille m’a entraîné dans un truc dans lequel je n’avais pas mis les pieds depuis 1986.
Les « montagnes russes ».
Ça ne vaut certes pas le « Mountain space » du Disneyland d’Anaheim mais c’est bien quand même.
Nous étions venus pour voir Victorine, l’ourse qui était hélas partie à la retraite.
Le jardin proprement dit est devenu une grande basse-cour où l’on croise des paons, des oies cendrées et autres volatiles qui arpentent les pelouses avec nonchalance.
Aucune de ces bestioles ne songe plus depuis longtemps à s’évader d’un coin où tout le monde vous donne à manger dès que vous vous approchez.
Mais c’est un peu comme les taxi-girls des bars louches, vous pouvez donner mais pas toucher sous peine d’un mauvais coup de bec…
Heure-Bleue et moi avons remarqué quelques comportements immuables.
Notamment de grandes seringues de treize ans au plus, draguant comme des pros mais faisant la queue pour le galop sur cheval de bois ou le manège…
Quand Merveille a voulu aller sur une attraction où on était secoué comme un prunier j’ai décliné l’invitation.
J’ai vu Heure-Bleue demander à deux jeunes femmes d’accueillir Merveille dans leur gamelle folle.
- Vous ne voulez pas monter avec elle ? C’est pour la rassurer…
- Bien sûr !
- Dis donc, ma Mine, t’es sûre que ce n’est pas pour te rassurer toi ?
J’ai eu droit à un regard « vernoir », c’est le soleil qui fait ça sur le visage de la lumière de mes jours…
Quand je vous dis que le catogan c’est pour empêcher ceux qui restent de se barrer...
09:20 | Commentaires (9)


