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lundi, 19 décembre 2016

Postraphaélite…

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Quand j’ai vu ce tableau la première fois, je me suis dit « tiens, le « peintre des femmes » vieillit ! »
Je me rappelle ses toiles plus anciennes.
Il y peignait des femmes plus minces et plus souriantes.
Aussi belles que celles des Préraphaélites.
On pouvait les prendre pour celles si tentantes et si bien peintes sur les toiles de lord Alma-Tadema.
Mais ce détail d’Eurypyle a quelque chose « d’Eurypylant ».
Oui, le cou de cette femme.
Et le tissu qui couvre les salières de la reine des Amazones.
Il n’est pas à la portée de n’importe qui de rendre aussi bien la texture et l’aspect du « linon ».
Ce tissu qui est si doux qu’il était réservé aux petites chemises des nouveau-nés et au « linge de corps » des dames.
Cette chemise…
Et ce col qui incite à l’indiscrétion.
Avec ces plis parfaits et un peu lâches qui laissent juste de quoi y passer un doigt et tirer légèrement pour admirer ce qu’il cache.
Et ce cou ! Mon dieu, ce cou !
Penché juste ce qu’il faut pour montrer qu’il n’attend que les lèvres qui ne manqueront pas de se poser délicatement dessus.
Je suis sûr qu’il l’a peinte comme ça, exprès.
Exprès pour qu’on ait envie d’y passer un doigt et tirer sur ce col.
Histoire de vérifier qu’on a autant envie d’embrasser la peau qu’il y a dessous que celle du cou, largement exposée.
Bien sûr, il faudra retirer ce collier...