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mardi, 05 juin 2018

ce matin, j'ai cent ans.

Plus exactement, je me suis réveillé cinq minutes avant la sonnerie de mon téléphone.
Comme hier soir nous ne nous sommes pas couchés plus tôt que d’habitude, une expression bien connue du côté de la zone me semble particulièrement appropriée :
« J’ai les musettes à chagrin qui m’arrivent au genoux. »
La lumière de mes jours est éteinte ou du moins tremblotante.
Telle la bougie en fin de mèche.
Nous partons bientôt pour la léproserie où je vais approfondir le trou de la Sécu avec application.
Plaignez-moi, lectrices chéries !
Ah ! Que j’aimerais entendre vos sanglots m’accompagnant vers mon lit de douleur !
Hélas ! Trois fois hélas ! Le « temps de mince » de ce matin vous voit sans doute enfouies sous des couettes.
Néanmoins, je suis éperdu de reconnaissance à votre endroit.
Tous ces souhaits de réveil alerte et triomphant me requinquent d’avance...
Merci lectrices chéries.
J’aime que vous soyez là, un jour comme psy gratos, un autre jour telles les femmes de marin.
M’encourageant, agitant vos foulards au bord du quai.
Saluant le départ pour un sommeil artificiel qui ne devrait pas excéder une heure.
Bon, à plus tard, lectrices chéries…