mercredi, 24 janvier 2024
Une vie d’ange.
Hier matin, nous avons entendu à la radio l’interview du mari de Clémentine Vergnaud.
Cette jeune journaliste emportée à vingt-et-un ans par cancer des voies biliaires.
Ce pauvre homme avait la voix nouée et se retenait pour ne pas pleurer à l’antenne.
Nous l’écoutions, bouleversés par la détresse de ce garçon qui est resté aux côté de sa femme jusqu’à son dernier souffle.
Hier soir, nous parlions de la douleur de la perte d’un être cher.
Heure-Bleue a rappelé ce pauvre garçon au bord des larmes au micro de France Inter.
Nous nous sommes demandé dans quel état nous serions si un tel malheur nous frappait.
J’ai tenté de la rassurer.
Pas très adroitement je dois avouer, je lui ai dit « N’aie pas peur, ma Mine, je te pleurerai longtemps… »
Bilan, elle m’a traité de « couillon »…
Elle aurait pu me demander, le regard un peu inquiet « Tu m’aimeras quand même ? »
Alors, tel Orlando à Rosalinde » j’aurais pris sa main et répondu « L’éternité plus un jour. »
Ce qui aurait quand même eu une autre gueule, non ?
Mais non, ce « Pfff... Couillon... » a tué un instant qui eût pu être inoubliable.
Mais où est passé le romantisme, ce trait de caractère majeur de la lumière de mes jours qui la rend si sentimentale par moment ?
09:14 | Commentaires (8)

