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samedi, 03 février 2024

Il ne faut pas se fier aux appas rances...

Et ceux-là le sont avec lesquels on nous attire...

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Non mais vous avez vu ce petit qui s’entraîne à être fainéant ?
Comme chaque jour j’écoute « les informations » à la radio le matin et « à la télé » pendant un quart d’heure le soir.
J’ai beau écouter attentivement, il m’arrive d’avoir ce qu’on appelle « l’esprit d’escalier ».
Ainsi, après avoir écoute notre Premier ministre déclamer son discours à l’Assemblée, je me suis contenté de hausser les épaules.
Puis, j’ai repensé le lendemain à ce qu’il avait proposé et les mesures qu’il comptait prendre pour « que ça tourne comme y faut » comme on dit devant les comptoirs après quelques pastis et quelques « p’tites Côtes ».
Entre autres il a déclaré que pour toucher le RSA, ceux qui ne trouvaient pas de travail devraient travailler quinze heures par semaine.
Le fait que le travail n’existe que s’il est fait bénévolement mais disparaît dès qu’il faut le rémunérer ne semble pas l’étonner.
Il a continué dans son envolée humaniste en décrétant que le chômeur en fin de droit, généralement « trop vieux » pour intéresser un chef d’entreprise, n’aurait plus droit à « l’ASS » mais passerait directement au RSA offert contre quinze heures d’activité.
J’ai écouté ensuite la litanie des plaintes habituelles contre ceux qui gagnent plus à ne rien faire qu’à travailler.
Et ce matin, alors que les agriculteurs rentraient à la ferme pour « agriculter », ravis d’avoir de nouveau le droit d’exterminer tout ce qui ne se vend pas ou pousse sans permission, je me suis réveillé en rogne.
Mais jusqu’à quand allons nous permettre que des gens grassement payés par nos impôts depuis qu’ils ont quitté l’école traitent de feignasses grosso modo les trente millions de Français qui les nourrissent ?
Mais de quel droit des gens qui n’ont sali leurs blanches mains que le jour où leur maman leur a demandé de ramasser leurs jouets dans un square se permettent-ils de dire à mots à peine couverts que le pays tourne de travers parce qu’on gagne plus à glander qu’à travailler ?
Quand on hésite à rémunérer dignement une caissière, un livreur, un « technicien de surface » ou une infirmière.
Quand on persiste à penser que le salaire est un coût plutôt qu’un moyen d’existence.
Quand est persuadé que toute somme versée à un employé serait plus rentable si elle était confiée à un fonds d’investissement.
Quand… Quand…
Bref quand l’homme coûte toujours trop cher quand il produit et n’est jamais assez riche quand il achète je me dis qu’il ne manquait plus qu’un Premier ministre pour lui expliquer qu’en plus c’est un fainéant qui coûte trop cher à soigner ou à aider.
Grâce aux énormes progrès sociaux du pays, on a réussi, sous la férule des mieux lotis, à avoir trois mille gosses qui dorment dans la rue et à faire convoquer par les recteurs d’académie les directrices et directeurs d’école qui ont eu le culot d’accueillir dans leurs salles de gym les enfants et les mères d’iceux pour la nuit.
Certains, une véritable honte, étant allés jusqu’à leur offrir du café et du pain…
Heureusement qu’il a nommé une ministre de l’Éducation Nationale qui donne l’exemple du soutien à l’école publique et à l’égalité des chances…
Bref, on nous insulte et on s’écrase.