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samedi, 11 mai 2024

Marine est là... Ah reste encore dans mes bras.

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J’apprends une nouvelle qui a une particularité : Elle n’est pas nouvelle.
C’est une redite d’un évènement connu et enseigné dans les livres d’Histoire.
Ouais ! Moi ! Perso moi-même dit « Le Goût », citoyen français né à Paris il y a… un moment, je vais devoir me plier à une obligation dont m’avaient parlé mes parents.
Ma maman avait gardé de cette époque un assez mauvais souvenir.
La même époque avait permis à mon père de « voir du pays » pendant cinquante trois mois, partant d’Algérie pour arriver dans un bled étranger quoique voisin connu sous le sobriquet de « Nid d’Aigle ».
Puis, ces derniers temps, un état plus efficace dans le « faire savoir » que dans le « savoir-faire » eut l’idée d’organiser – si l’on peut dire – une « fête populaire ».
C’est dans la cervelle dévoyée d’un de ces « organisateurs » qu’est née en cette période propice aux « cérémonies mémorielles » en vogue l’idée la plus scandaleuse de l’année.
Ainsi, moi-même personnellement dit « Le Goût », pour aller d’un endroit à un autre de la ville dans laquelle je suis né, que ce soit au musée ou chez le médecin, je devrai être muni de ce papier bien connu des survivants des années 1940.
Ouaip ! Je devrai montrer à un représentant de la loi un « ausweis » lui prouvant que j’ai le droit d’être dehors en cet endroit.
Arriver à l’an 2024 pour devoir payer le double un ticket de bus, être contrôlé en pleine rue, devoir montrer un « ausweis » à la moindre requête « maréchaussière » a quelque chose d’inquiétant.
Surtout quand on voit le niveau atteint par un parti qui s’était déjà signalé par un soutien modéré aux libertés individuelles et un accueil peu chaleureux de ceux qu’ils appellent en petit comité « les bougnoules », « les bamboulas », les « rastaquouères » ou les « niakoués » selon l’origine.
Bref, il m’aura fallu attendre le quatre-vingtième anniversaire de la fin de l’Occupation pour qu’on remette à la mode des façons de faire et de penser dont on espérait bien être débarrassé.
Qui a parlé de progrès de l’humanité ?
A moins qu’il ne s’agisse une fois de plus que de montrer du doigt le pauvre Parisien qui n’a rien à cirer du sport.
Le pauvre Parisien voire le touriste qui n’aime les quais de la Seine que pour s’y promener en rêvassant d’amours anciennes.
Ce pauvre rêveur à qui il ne viendrait sûrement pas à l’idée imbécile de se jeter dans la Seine, hésitant entre la peur d’être emporté par le courant et la panique d’avoir la figure nettoyée par un étron…
Un « Ausweis » ! Me demander ça à moi !

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