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vendredi, 06 mars 2026

Le mal dominant.

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S’il ne s’agissait que de mes impôts, ça m’amuserait.
Hélas, une utilisation « décalée » de l’argent public montre que les choix de l’administration parisienne peuvent paraître au minimum stupides au pire cruels.
Mais qu’est-ce qui, en ces jours printaniers propices aux promenades dans les rues de Paris suscite cette réflexion amère ?
Eh bien, c’est un détail tout bête qui « saute aux yeux comme un pavé dans la gueule d’un flic » selon l’expression consacrée par des siècles de manifestations.
Il y a dans Paris intra-muros six mille cinq cent rues.
Une estimation dite « au pif » me dit qu’il doit bien y avoir cinq fois plus de croisements que de voies.
Chaque croisement implique huit plaques de rue de tôle émaillée prévues pour rester lisibles après des siècles d’intempéries.
Quelques images saisies dans un rayon minuscule près de « mon lycée » vous le montreront.
Ainsi, à l’époque bénie où j’usais mes pantalons sur les bancs de la, les rues dont je vous parle s’appelaient respectivement « Rue Rochechouart », « Rue de La Tour d’Auvergne » et « Rue Rodier ».
Ces rues sont devenues pour des raisons qui me restent obscures « Rue Marguerite de Rochechouart » et « Rue Louise-Emilie de la Tour  d’Auvergne » et « Rue Claude Rodier ».
Pourquoi adjoindre au personnage un prénom qui n’intéressait que lui et ses parents ? Ce qui m’agace en réalité, c’est qu’il peut en coûter jusqu’à cinq cents €uros, main d’œuvre incluse, pour changer une plaque et qu’il y en a huit par croisement tandis qu’on regarde de travers celui qui, faute de logement, dort sur un banc dans une de ces rues.
Un calcul « au doigt mouillé » me dit que plus de deux cent cinquante mille plaques de rues à cinq cents €uros soit plus de cent-vingt-cinq millions d’€uros seraient consacrés à ce travail inutile.
Cette somme permettrait, au choix d’embaucher et payer pendant vingt ans près de trois mille profs ou réparer les lycées et écoles parisiens.
C’est ce que je me suis demandé en revenant de promenade.

 

Commentaires

Ne fais pas ton masculiniste :). Les femmes, aussi. Les parents Rodier auraient dû prénommer leur fille Claudine. Pour moi, Rodier était une boutique.

Écrit par : Nina | vendredi, 06 mars 2026

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Rajouter un prénom identifie mieux le personnage choisi. Que serait Hugo sans Victor ? Et... quid de la rue Berthe ?

Écrit par : Nina | vendredi, 06 mars 2026

Bah alors ? On vire masculiniste ? ;-)

Écrit par : alainx | vendredi, 06 mars 2026

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La rue Jouffroy est devenue "Rue Jouffroy d'Abbans, inventeur de la navigation à vapeur".
Donc, pas de procès d'intention ni de procès en masculinisme..
Surtout que si tu connaissais Heure-Bleue, ça ne te viendrait même pas à l'idée.
(déjà quand que lui propose de l'aider à étendre le linge, elle me jette un oeil mauvais et grogne "Macho ! Tu crois que je ne suis pas capable de l'étendre ????")
Quant à la rue Rodier, je l'ai descendue pendant des années en sortant du lycée et je n'ai jamais su si c'était un mec ou une nana.
Et les noms ont été donnés il y a logtemps au point que'on ne peut soupçonner un machisme quelconque à ceux qui les ont donnés...
Claquer une fortune pour ajouter à une plaque de rue le prénom quand il est féminin et laisser dormir des femmes dans la rue, me semble une forme étrange et dévoyée du féminisme...

Écrit par : le-gout-des-autres | vendredi, 06 mars 2026

J'aurais dû mettre trois ou quatre smiley !
Aurais-tu perdu ton sens de l'humour ?
J'approuve la mise des prénoms sur les plaques. C'est toujours moins cher que fabriquer des bombes !
Quant aux femmes qui dorment dans la rue, hélas, c'est la faute de nous tous…
quand j'étais jeune, je faisais dormir des sans-abri le soir dans l'entrée des garages de l'immeuble en copropriété où j'habitais.
Les autres copropriétaires me sont tombés dessus ! C'était pourtant tous des bons chrétiens, d'après mes renseignements vérifiés. C'était dans les années 1970 : déjà la charité chrétienne avait foutu le camp !

Écrit par : alainx | samedi, 07 mars 2026

Ne t'inquiète pas, Alain. Le Goût a beaucoup d'humour mais il défend ses idées, palsambleu !!

Écrit par : Nina | samedi, 07 mars 2026

Pas vu le smiley, Alain...
Mille excuses.
Mon post portait surtout sur un gaspillage de sommes qui auraient eu un usage plus approprié et plus conforme au but d'aider les femmes.
Marguerite de Rochouart regarde les fleurs par en dessous depuis 1713, je n'ai longtemps connu de l'abbesse de Montmartre que le boulevard jusqu'à ce qu'en revenant du lycée je découvre l'église du début de la rue du Mont-Cenis qui descendait jusque chez moi.
Mais je me demande encore pourquoi on a adjoint le prénom du personnage 300 ans après sa mort et 160 ans après la création du boulevard de Rochechouart.
Bref... ;-)

Écrit par : le-gout-des-autres | samedi, 07 mars 2026

Sans compter les "élus" qui ont potassé le sujet dans une réunion "déjeuner-travail" au resto du coin... Bonne journée Daniel !

Écrit par : Philfff | samedi, 07 mars 2026

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Je partage ton raisonnement ....

Écrit par : Emiliacelina | dimanche, 08 mars 2026

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Six mille cinq cent rues dans Paris et si l'on retranscrivait en euros ce nombre pour investir dans une véritable politique de la ville, à l'approche des Municipales, çà aurait vraiment de la gueule et ce serait un bien dominant payé avec nos impôts et ,pour une fois, on trinquerait avec un goût de revenez-y citoyen.

Écrit par : jerry OX | mercredi, 11 mars 2026

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Vous chicanez là ! Quand on investit 1,4 milliard d’euros pour le plan baignade de la Seine pour les J.O 2024, cent-vingt-cinq millions d’€ c'est vraiment une broutille.
Et puis de toute façon, comme le disait l'ex président capitaine de pédalo : "ce n'est pas les français qui payent, c'est l'Etat" . Arff ! Depuis on a un Mozart de la finance aux manettes.

Écrit par : Visiteuse | jeudi, 12 mars 2026

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