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lundi, 10 juillet 2006

Salauds de pauvres ! En plus ils fument...

J'ai entendu quelque chose sur France Inter qui m'a fait bondir de ma chaise et a failli gâcher mon déjeûner.
Il était question, comme d'habitude, des ravages du tabac sur la santé (les bagnoles les usines et les pesticides sont recommandées, c'est bien connu...).
Et là, qu'entends-je ? L'archétype de la stupidité, de l'égoïsme et de la méconnaissance comptable nous sortir le couplet anglosaxon bien connu: " Ces gens qui fument, eh ben ils tombent malade et après ils se font soigner gratuitement aux frais de la collectivité, de gens comme moi qui font attention".
Ce vide vertigineux de la pensée (je m'en moque, je ne fume plus) oublie quelques détails, d'abord que ~75% du chiffre d'affaires du tabac est censé être reversé à la Sécu, le fumeur cotise donc nettement plus que le non fumeur.
Ensuite, le clopeur invétéré à cotisé autant que le non-fumeur mais mourra dix ans plus tôt. Du point de vue de la comptabilité, il n'y a pas de réel surcoût en matière de santé publique.
Cette idiote bien pensante aurait continué sur sa lancée, elle n'aurait pas manqué de stigmatiser les usagers de motocyclette, qui se font soigner après une chute, que s'ils avaient pris, comme elle sans doute, un 4x4, ils auraient été à l'abri d'une chute.
De plus, en cas de choc, ils s'en seraient mieux tiré que ces imbéciles d'automobilistes, qui, bien sûr se feront soigner aux frais de SA compagnie d'assurance, ce qui va augmenter ses primes.
Ces salauds de pauvres profitent de leur misère pour vivre dangereusement et se faire soigner aux crochets de ceux qui ont eu le courage de bâtir leur richesse sur leur dos !
En fait, je ne reproche pas à ces andouilles fort répandus, chantres de l'égoïsme généralisé, d'ête ce qu'ils sont.
Je leur reproche de ne pas nous foutre la paix, de ne pas émigrer dans les pays qui pratiquent ce qu'ils désirent.
A moins qu'ils ne souhaitent en leur for intérieur que ça continue comme ça.
Des fois qu'ils aient à leur tour besoin de la sécu...