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lundi, 26 avril 2010

Où il est question déchéances électorales

Selon l’édition Web du journal « Le Monde », « Eric Besson, lundi 26 avril, a annoncé une possible "évolution législative" sur les conditions de déchéance de la nationalité »

Dernière trouvaille que notre grand humaniste, commissaire aux questions arabes ministre de l’identité nationale vient de jeter en pâture à ceux qui ont voté Le Borgne aux régionales pour les ramener dans le giron du chef de proposer pour rassurer les Français scandalisés par le sort des femmes .
Ce n’est pas la première fois que la menace du bannissement plane.
Mais cette fois-ci, la menace se fait plus précise.
Et notre Iago nous prend ouvertement pour des andouilles en nous prêtant une cécité qui l’arrangerait mais ne frappe malheureusement pas 100% des Français.
Si tout se passe comme l’a certainement prévu son  intellect, brillant mais surtout dévoyé, une modification de la constitution s’ensuivra. Modification qui ne manquera pas de classer, parmi les éléments permettant d’évincer de la communauté des Français, ceux qui auront eu l’outrecuidance de n’être pas d’accord avec le chef ou ses représentants la mauvaise idée  d’entrer en conflit avec les valeurs de notre République, une et indivisible.

Une manière peu élégante mais sans aucun doute efficace de supprimer l’opposition, toujours là à poser des questions gênantes. Opposition certes bavarde et toujours occupée à ses querelles intestines mais qui pourrait bien, portée par un ras-le-bol généralisé, être à nouveau amenée au pouvoir.
Pour éviter ce péril, qui leur pend au nez comme un sifflet de deux sous, il semble plus pratique à nozélites d’infliger une déchéance de la nationalité française à ceux qui risquent, au détour d’une élection, de sortir le chef de son fauteuil pour s’y asseoir.
Comme ce n’est pas la première fois que l’équipe du chef est prête « à prendre un risque juridique » pour faire passer une loi inique, cette fois, pour éviter tout risque de contestation venant du Conseil d’Etat ou du Conseil Constitutionnel, il serait effectivement bien plus efficace de supprimer de la Constitution tout ce qui risque d’entraver les vues de l’équipe du chef.
Dans mon village, on appelle ça « l’arrivée de la dictature »…