Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 03 avril 2013

Le veau de ville.

 

Gros-Degueulasse.jpg

 

 Je regarde la note d’Heure-Bleue, celle qu’elle a postée hier.
Je regarde ? Oui, je n’ai pas besoin de la lire, elle me l’a lue à voix haute.
Je regarde donc les photos qu’elle y a ajoutées.
Et, comme Mab, je me dis « C’est vrai que cette mode était jolie ».
J’y repense d’autant plus qu’hier, Heure-Bleue et moi sommes allés à Paris et que, comme toujours, je suis intéressé par les gens dans la rue, le bus.
Je regarde les visages, l’allure et beaucoup la mise. Non, je ne regarde pas que les filles, leurs yeux, leurs jambes. C’est justement là que je pense à la réflexion de Mab.
On ne voit quasiment plus rien des filles. A la limite on en voit plus chez les garçons, grâce à la mode du pantalon que j’appelais « mode garde à vue » avant que j’apprenne que ça s’appelle « baggy ».
On aboutit à ce paradoxe qu’on voit, dès qu’il leur faut se pencher, la raie des fesses des garçons alors qu’il est rare de voir les jambes des filles.
Grâce, ou plutôt à cause d’un gauchissement de la pensée de nombre de mâles, j’ai l’impression que les femmes ne sortiront plus guère qu’en scaphandre tandis que les hommes sortiront dans une tenue qui les fera tous ressembler, sauf les éphèbes comme moi, au « Gros dégueulasse » de Reiser…
Et ça, ça m’effraie.
Car non seulement « j’ai fait le plus gros » mais on s’ingénie à me pourrir ce qui me reste à vivre.
Je ne crois pas au paradis mais je peux vous affirmer que l’enfer existe.
Je suis en train d’assister à sa construction. Et elle va bon train…

 


 

reiser-est-mort-.jpg