mercredi, 10 juillet 2013
Passe-temps d'été divers.
Déjà, avant-hier, en allant au musée, nous nous étions retrouvés, Heure-Bleue et moi, à papoter dans le bus avec deux touristes israéliennes, usant d’un hébreu plein de trous, faute d’usage fréquent depuis douze ans.
Nous sommes enfin arrivés au musée, assoiffés, affamés. Nous avons fait un « compromis faim et soif » et avons opté pour une glace au salon de thé du musée.
J’ai été très content de les gruger.
J’avais toujours en mémoire ce « café gourmand » en trois exemplaires, pris avec Heure-Bleue et Manou qui m’avait vu grugé du côté gourmand il y a quelques mois.
« Café gourmand » dont le défaut de réassortiment correct des stocks m’avait vu servir un café dont le côté gourmand avait été remplacé par deux « spéculoos » sous cellophane, tels ceux qu’on vous offre dans les bistrots pour un express à 1.20 €.
La serveuse avait sûrement pensé que la peine n'était pas grande. On voyait bien là que sa conception du commerce était bizarre.
Je ne rechigne pas à payer mais je déteste être escroqué, surtout par une serveuse qui semble considérer qu’être servi par elle est une déjà gourmandise largement suffisante.
L’heure du dédommagement avait sonné. Nos deux glaces sont arrivées.
Puis une addition qui ne nous facturait qu’une seule glace.
Elles ont du coup été délicieuses.
Cette erreur en notre faveur leur avait ajouté ce « petit goût de poire » qui fait le délice des vengeances…
Nous sommes donc partis joyeux, non pour des courses lointaines, mais pour une expo qui nous a tout de même laissés sur notre faim.
Il y eut tout de même l’occasion d’une réflexion méchante qui égaya ma visite.
Dans la salle d’entrée du musée, il y a un tréteau supportant un cadre vide qui permet de photographier un proche de sorte qu’on le pense sur une toile.
Une dame malheureusement peu gâtée, dotée, comme on dit dans « Le Père Noël est une ordure » d’un « physique difficile » photographiait son fils.
Emporté par mon élan, je n’ai pu m’empêcher de glisser à Heure-Bleue « heureusement que ce n’est pas l’inverse, sinon le gamin pourrait se vanter d’avoir photographié un vrai boudin »…
Heure-Bleue m’a quasiment insulté. Me traitant de méchant mais en pire.
Ça ne m’a pas gâché la visite.
Nous avons été interrogés à la sortie par un jeune homme, Nicolas, étudiant en Histoire de l’Art.
Heure-Bleue, plus branchée jeunes gens que moi était intarissable.
Ce jeune homme était absolument charmant mais que voulez vous, je suis résolument branché jeunes filles…
On ne se refait pas.
Et pourtant j’en aurais bien besoin…
08:51 | Commentaires (10)

