Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 19 juillet 2013

Les moutards de Dijon.

Hier, Heure-Bleue et moi avons regardé une bluette à la télévision.
Télérama, oui nous lisons Télérama, la revue Télé pour ceux qui n’aiment ni ne regardent la télévision, Télérama, donc, nous a assuré que c'était « drôle ».
Heure-Bleue s’est laissé séduire par la recommandation « drôle ».
J’étais plus réservé, « drôle » n’a pas la même signification pour Heure-Bleue, Télérama et votre serviteur.
Oui, lectrices chéries, Heure-Bleue, habituellement méfiante quant à mon appréciation de ce qui est « drôle » a cru Télérama sur parole !
Elle a eu raison.
C’était drôle.
Ça a ravivé des souvenirs, mais de façon curieuse. Je suppose qu’il est inutile de vous dire que les « colos » du début des « sixties » n’étaient pas mixtes.
Les tentatives de rapprochement étaient alors bien plus délicates à mener.
L’époque pratiquait une ségrégation féroce entre les filles et les garçons.
Les kilomètres de séparation entre les « colos de filles » et les « colos de garçons » étaient indispensables.
Une chose montre bien la stupidité, à moins qu’il ne se soit agi de complicité inavouée, des directions des colonies de vacances.
C’était l’oubli du détail qui rendait les rapprochements possibles.
Si les adolescents était irrésistiblement attirés par les adolescentes par une force inversement proportionnelle à la vêture de ces dernières, les moniteurs l’étaient tout autant par les monitrices.
Ce film nous l’a joué « petit bras » en mettant ensemble dans les mêmes bâtiments, voire dans les mêmes tentes ceux qui eussent dû être séparés par des kilomètres.
Pfff… Les rêveurs.
A moins que, de nos jours, dans un esprit de concorde et de non discrimination entre les sexes, il soit jugé inutile, voire nuisible, d’empêcher tout rapprochement entre les filles et les garçons.
Comme à chaque fois que l’industrialisation prend le pas sur l’artisanat et la technique sur l’art, ce qu’on gagne en efficacité ne compense pas ce qu’on a perdu en agrément…