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jeudi, 29 août 2013

Ah, cette première fois là…

Eh oui lectrices chéries, en ces temps troublés où les choses vont de plus en plus vite et arrivent de plus en plus précocement, on trouve encore des femmes pour qui il y a cette première fois qui les laisse gémissantes, quasiment en larmes et terriblement surprises.
Oui lectrices chéries, ça existe encore.
Ça vient d’arriver à une femme que je connais depuis un certain temps, elle nous a soûlé avec ça pendant tout le dîner, n’en revenant que la chose lui soit arrivée, à elle.
Elle, qui n’a peur de presque rien sauf d’une montée brutale de son taux d’histamine, en est resté estourbie.
Ça lui est arrivé nous dit-elle, en fin d’après-midi, elle ne s’y attendait pas. Languissamment assise sur la terrasse de son hôte elle rêvassait à on ne sait quoi.
Elle s’est mise à crier sous le coup de la surprise. Puis, constatant que finalement on n’en mourait pas, s’en est remise tout de même et, assez fière du résultat elle se tut, un peu vexée d’en avoir eu si peur pendant tant d’années.
Puis, elle se décida à nous narrer par le menu cette aventure extraordinaire.
Ça avait fait gonfler quelque chose chez elle.
Je n’en dirai pas plus.
Ça dura tout le dîner, vous dis-je.
Et c’est arrivé à, Heure-Bleue.
Oui lectrices chéries, ne me regardez pas avec commisération.
A quoi pensiez-vous donc ? Décidément vous ne pensez qu’à ça…
Oui, pour la première fois de sa vie, Heure-Bleue a été piquée par une guêpe qui s’était prise dans sa chevelure toujours frisée et toujours en cafouillon.
Elle a été piquée à l’index droit.
Index droit qui, nous a-t-elle dit avec son sens aigu de la posture théâtrale « avait doublé de volume ».
Je vous rassure. Ce n’est pas vrai. A peine une légère rougeur témoignait de la férocité de l’agression.