mercredi, 28 août 2013
« De quoi se plaignent-ils ? Je ne manque de rien ! »
Je parlais avec Heure-Bleue –oui, on se parle encore, on ne fait pas que s’engueuler à propos de notre horde sauvage-.
Comme d’habitude –en fait plutôt rarement-, nous sommes tombés d’accord.
C’est bien la faute des politiques si certains arrondissements de Paris, et des tas d’autres endroits en France, deviennent des zones invivables.
Vous voyez bien qu’on ne parle pas que d’amour, de cinéma et de bouquins.
Pour en revenir à notre affaire, ce qui m’effraie le plus, c’est que nos édiles du XXème semblent n’avoir pas remarqué un détail qui va leur créer d’énormes problèmes d’ici peu.
La population active du XXème, tous ces couples avec enfants vont devoir, s’ils veulent avoir des enfants correctement éduqués et qui ne soient pas en butte à la brutalité voire aux sévices de ces jeunes fauves, n’auront d’autre solution que déménager pour s’éloigner d’un quartier qui tourne à la zone de guerre.
Que vont donc pouvoir faire ces édiles quand la population active aura disparu et que ne restera qu’une population de vieux pauvres et cloîtrés d’une part et une population ingérable de jeunes à la fois pauvres et illettrés ?
J’imagine le budget d’un arrondissement dont les ressources se limiteront à l’impôt perçu sur les « mini-markets » de bouffe et dont toute la population sera non imposable.
Ça va ressembler rapidement à la banlieue de Dacca, vous savez bien, cette ville du Bangladesh où entre les émeutes pour des raisons religieuses et les émeutes ouvrières qui se soldent par une répression brutale, les gens se traînent à la recherche du petit boulot qui le permettra d’atteindre le lendemain.
Quelle belle vision d’avenir !
Qu’en pensez-vous, Madame le maire ?
Enthousiasmant, non ?
Et n’essayez pas de nous faire croire que vous n’y êtes pour rien…
Vous avez tant souhaité pouvoir vous glorifier d’une action sociale efficace que vous avez créé des ghettos sans discernement, il fallait remplir ces immeubles nouvellement bâtis.
Bref, entre une droite qui essaie de nous faire croire qu’en fermant des classes, en virant des profs pour les remplacer par des flics, les problèmes seront résolu et une gauche de droite qui ne fait pas mieux en nous disant que ça va s’arranger, je nous sens tous assez mal partis.
Tous mal partis, sauf évidemment les principaux responsables de cet état de fait qui persistent à ignorer que le pays ne ressemble pas dans son ensemble au VIIème arrondissement de Paris ni aux palais de la Républiques qu’ils squattent sans vergogne ni efficacité depuis des décennies.
10:39 | Commentaires (6)

