jeudi, 13 mars 2014
On a des écoles qui forment les grands comiques de l’Etat…
Après quelques échanges avec une blogueuse d’ailleurs qui me contait ses activités du moment, j’ai été saisi par le désespoir.
Ces temps-ci, elle doit faire quelques exposés traitant du vieillissement et du système de santé de son pays à des personnels soignants.
Personnels que je sens assez mal armés pour expliquer à leurs clients qu’ils devraient en profiter pour s’éclater car ils ont fait le plus gros.
Après avoir reçu quelques mails sur les réactions des « élèves », je me suis mis à faire quelque chose que je devrais faire plus souvent : Réfléchir.
Et le résultat de mon essorage neuronal m’a attristé…
Faisant appel à mes souvenirs de ces cours d’Histoire et de lettres qui m’avaient si bien poussé à la rêverie quand ce n’était pas au sommeil tant la voix d’un professeur pouvait être lancinante, je me suis aperçu avec une certaine stupeur mélangée de surprise d’une modification aussi soudaine que profonde du monde où nous vivons.
Oui, lectrices chéries, ou plutôt non, ou, pour « parler fille », oui mais non.
Le monde, me suis-je rendu compte, n’avait pas fondamentalement changé pour l’essentiel.
Il était toujours, foutraque, brutal, parfois cruel mais riche et souvent beau.
On avait habillé de paroles lénifiantes la méchanceté coutumière de la société envers les plus faibles, nettement plus intéressants à malmener que les puissants qui ont en plus mauvais caractère et se défendent, ces salauds…
On nous avait fait croire que la douceur s’était répandue sur le monde comme une tache de miel sur mon pull un matin de petit déjeuner dans le coma.
J’avais même pensé un instant que c’était la grâce de la civilisation qui avait enfin maté les réflexes brutaux de l’humanité.
Erreur, lectrices chéries, erreur !
Sous couvert de sérieux, de traçabilité des bêtes, des gens et des carottes bio, on nous a changé le monde brutalement.
Mab aussi a contribué à ma réflexion qui nous signale une des innombrables stupidités susceptibles d’adoucir notre sort de citoyens décervelés.
J’ai repéré chez elle, alors que le chômage, les inégalités, l’accès aux soins ou l’éducation et autres billevesées sans importance minent nos vies, qu’une directive européenne interdit aux jeunes de moins de dix-huit ans l’usage d’escabeaux de plus de trois mètres dans les vergers.
C’est à mon avis assez couillon car, en réfléchissant un peu, cet aréopage de vieux machins se serait rappelé que les jeunes, ça grimpe aux arbres. Un escabeau de plus de trois mètres éviterait sans aucun doute bon nombre de chutes donc de membres cassés.
Voilà ce que nous avons gagné. Maintenant, seuls les téléphones sont devenus intelligents.
Des « Smartphone » !
Je t'en foutrais, moi du « smart » !
« Smart » mon c... ouais !
Plus que leurs utilisateurs dans la plupart des cas, pour ce que j’entends dans les transports.
Voilà, je suis effrayé.
Le monde comme la vie, n’est pas drôle tout les jours mais en aucun cas quelque chose de sérieux.
Eh bien, nos chefaillons, pénétrés de leur sérieux et de leur constance à se tromper, ont réussi à le rendre ennuyeux.
Je suis désolé de vous annoncer ça.
Sous l’influence de faux scientifiques persuadés d’être des modèles de rationalité, le monde est devenu ch...
Il est devenu bien sûr beaucoup gnangnan mais est toujours aussi féroce.
Un peu comme le gamin hypocrite qui pince le bras de son frère en souriant à sa mère.
Mais il est surtout devenu ch…
Mais quand donc ces vieux c..., ces tristes comptables, ont-ils pris le pouvoir ?
Ah oui ! Je me rappelle.
En même temps que Reagan et Thatcher...
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