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samedi, 15 mars 2014

En attendant que Strauss cane…

Ainsi parlait Zarathoustra, plus exactement Emilia-Celina par qui je viens de me faire sévèrement rappeler à l’ordre.
Oui, lectrices chéries, Emilia-Celina m’enjoint, pleine de reproche, de soigner mon langage et d’éviter d’abuser du mot « ch…t ».
Elle prétend même que j’en use et abuse avec complaisance.
Et ça, ça me navre !
On peut m’accuser de beaucoup de choses.
D'être grossier parfois.
D’être « guimauvesque » quand je me laisse aller à raconter quelques souvenirs.
D'être nostalgique quand je vous parle de Paris.
D'être véhément quand je constate que je viens de me faire avoir en allant voter.
D’être scandalisé trop souvent par les raisons de la misère du monde.
D'être indigné quand je vois comme on traite les moins bien lotis.
D'être envieux quand je vois les jeunes gens sans problème de genoux ni de souffle.
D'être sensible à la poésie de choses qui n'attirent pas l'attention de grand monde.

Mais d'être complaisant, ça non !
Sauf, peut-être vis a vis de moi, mais ça c’est normal.
Si je ne m’aime pas, qui le fera ? Hmmm ?
Ou, plus honnêtement, si je ne fais pas preuve d'une indulgence coupable à mon endroit, personne ne le fera.
Alors hein...