mardi, 29 juillet 2014
Lover dose…
Hier, je suis allé chez des enfants lâchement abandonnés par leur machine à laver.
Nous devions y aller, Heure-Bleue et moi, en début d’après-midi.
C’est pour ça que j’y suis allé seul.
Oui, il vous faut savoir, lectrices chéries, qu’il y a un net désaccord entre Heure-Bleue et les pendules sur ce qu’est le début d’après-midi.
Heure-Bleue n’est pas du tout d’accord avec ce que prétendent les pendules…
J’ai eu une auxiliaire efficace en la personne de Merveille qui tenait absolument à « m’aider ». Je lui ai confié la tâche importante de mettre les vis une par une dans un récipient, au fur et à mesure du démontage.
Il m’a fallu ensuite la surveiller comme le lait sur le feu pour éviter qu’elle ne voie sa jupe « avalée » par la poulie du tambour ou une main coincée entre la courroie et l’axe du moteur…
La mécanique avec une enfant est un véritable enfer qui vous oblige à avoir des yeux dans le dos.
Mais je suis arrivé…
Non ! J’ai failli oublier : Nous sommes, Merveille et moi, arrivés à bout de notre tâche. La machine fonctionne. Un coup de téléphone d’Heure-Bleue ayant averti Manou qu’elle partait, cette dernière est allée à sa rencontre, emmenant Merveille et P’Tite Sœur.
Un long moment de paix s’en est suivi jusqu’au retour des deux mamies et des filles.
Merveille a tenu à me lire une histoire sur la terrasse.
Là j’ai été très fier. Merveille a commencé à me lire à haute voix. Puis, deux phrases plus loin, s’est contentée de remuer les lèvres pour, à la page suivante, continuer, immobile, souriant parfois, jusqu’à la fin de l’histoire.
Quand elle m’a dit « Elle était bien hein, l’histoire ? » j’ai acquiescé.
Que voulez vous que je fasse ? J’étais heureux qu’elle entre dans le récit. Je peux enfin dire aujourd’hui « Merveille lit vraiment ».
Nous sommes rentrés et j’ai préparé le dîner –filet de cabillaud-sauce hollandaise-
En sachet la sauce. Dégueulasse la sauce. Heureusement que je l’avais préparée à part…
Si l’avant-veille, nous avions papoté jusqu’à pas d’heure, hier nous avons regardé Arte.
Si, si. Arte… Mais c’est parce que c’était un film assez drôle, « Oh my God ! »
J’ai appris incidemment que les Anglaises fortunées de l’époque victorienne avaient pris l’habitude de faire en sorte que leur médecin suppléent au manque d’entrain, d’intérêt et de technique de leurs époux.
Le film finit bien.
Comme dit Heure-Bleue, poète à ses heures, « ils vécurent heureux et n’eurent jamais besoin de vibro-masseurs… »
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